Borderline, au bord du gouffre

Trouble de personnalité limite, état limite, borderline - Un trouble, des larmes, un combat...

17 juillet 2008

Utopie

Ce texte est un peu brouillon, moins recherché que les autres, mais je me suis laissée guider dans l'écriture sans chercher mieux.
Voici donc mon poème "brouillon", que j'ai nommé Utopie.

Autrefois la nature nous aurait tué
Car trop faible pour exister.
Mais grâce au progrès, nous voici
Têtes baissées, cœurs en bouillie
Survivre dans un monde inadéquat
Enfants au milieu d'automates
Alors, dans mes pensées noircies
Voici quelle serait mon utopie:

Fuir,
Courir,
M'en aller, course effrénée,
Contre le gouffre qui me prend,
Qui m'entraine dans son néant
J'aimerais partir à 100 à l'heure
Pour pouvoir oublier mes peurs
Semer dans ton vent des je t'aime
Pour pouvoir effacer ma peine
Et créer ma propre planète
Où ne vivraient que des poètes
Des gens d'âme, des gens de cœur
Des gens qui ont fuis leurs malheurs
Des roses pour uniques frontières
Et de la vie sans éphémère

Mais, voilà, je me réveille
Me revoici dans mon pays
Pleurant, seule, dans la  nuit
Demain matin il fera jour
Il faudra faire preuve de bravoure
Affronter le simple quotidien
Sans défenses pour surmonter
Le moindre choc, la moindre chose
Ma vie en recherche d'osmose

J'ai donc choisi d'inverser les choses,
Cette nuit je repartirais voir mes roses
J'y reprendrais des forces pour surmonter
Le cauchemar de la prochaine journée.

 

Le sommeil est une fuite, alors fuyons.

Time_to_by_HolyLola

Posté par mamilie89 à 14:33 - 4 - Poèmes et citations - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


11 juillet 2008

Pans'ive

Voici un texte que j'ai pensé ce midi en faisant les courses  (ces rayons de mal-bouffe devaient m'inspirer lol). En fait , comme tous mes textes, je l'ai écris avec un air dans la tête. J'aimerais, quand je saurais bien jouer de la guitare, tenter de les jouer, mais manque de bol, je sais pas trop chanter :p

Je n'ai pas encore trouvé de titre, si vous avez une idée...

Protège-moi
Dis moi que de nos amours
L'étincelle n'est pas éteinte
Redis moi
Redis-moi que la vie est belle
Que dans mon dos poussent des ailes
Rassure-moi
Dis moi que plus, jamais plus
Sans toi tu n'me laisseras
Blâme moi
Blâme moi si dans ma peine
J'ai noirci des bouts de ton ciel
Saigne moi
Saigne moi aux 4 veines
Si dans ton cœur qui m'entraine
Je ne suis pas,
Alors...
Oublies moi
Oublies moi si de ma présence
Tu ne veux plus de mon innocence
Enfuis moi...
Enlèves moi de ce monde de haine
Arrache moi à toutes ces chaines
Panse-moi
...
Pense à moi
Pardonnes moi d'extérioriser ma peine
De vouloir une vie bohème
Que je n'ai pas
Même si je sais que dans mes veines
Coule le sang de ces je t'aime
Enfouis en moi
Mais si je parais sereine
En vérité mon cœur saigne
Se nécrose sans toi
...
Se meurt de toi

Se meurt sans toi


J'ai emprunté l'expression "se meurt de toi" (cliquez pour l'écouter :) ), à une chanson de Saez, pour moi le plus grand poète et artiste francophone contemporain.

Posté par mamilie89 à 14:07 - 4 - Poèmes et citations - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 juillet 2008

Besoin...

bezz


Un petit "dessin" crée ce soir sur mon pc

Posté par mamilie89 à 19:27 - 4 - Poèmes et citations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juin 2008

Le petit prince... dédicacé à l'amitié

C'est alors qu'apparut le renard.

-Bonjour, dit le renard.

-Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

-Je suis là, dit la voix, sous le pommier...

-Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli...

-Je suis un renard, dit le renard. Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...

-Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

-Ah ! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta:

-Qu'est ce que signifie « apprivoiser » ?

-Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu ?

-Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser » ?

-Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C'est bien gênant! Ils élèvent aussi des poules. C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?

-Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu'est-ce que signifie « apprivoiser »?

-C'est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens... »

-Créer des liens ?

-Bien sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n' ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...

-Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...

-C'est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses.

-Oh! ce n'est pas sur la Terre, dit le petit prince.

Le renard parut très intrigué:

-Sur une autre planète ?

-Oui.

-Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?

-Non.

-Ça, c'est intéressant! Et des poules ?

-Non.

-Rien n'est parfait, soupira le renard.

Mais le renard revint à son idée:

-Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:

-S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.

-Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

-On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

-Que faut-il faire ? dit le petit prince.

-Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

Le lendemain revint le petit prince.

-Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après- midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur. Il faut des rites.

-Qu'est-ce qu'un « rite » ? dit le petit prince.

-C'est aussi quelque chose de trop oublié, dit le renard. C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures. Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. Ils dansent le jeudi avec les filles du village. Alors le jeudi est jour merveilleux ! Je vais me promener jusqu'à la vigne. Si les chasseurs dansaient n'importe quand, les jours se ressembleraient tous, et je n'aurais point de vacances.

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche:

-Ah ! dit le renard... je pleurerai.

-C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...

-Bien sûr, dit le renard.

-Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.

-Bien sûr, dit le renard.

-Alors tu n'y gagnes rien !

-J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.

Puis il ajouta:

-Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

Le petit prince s'en fut revoir les roses.

-Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient gênées.

-Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. on ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c' est ma rose.

Et il revint vers le renard:

-Adieu, dit-il...

-Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

-L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

-C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

-C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... dit le petit prince, afin de se souvenir.

-Les hommes ont oublié, cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

-Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

Le_Petit_Prince_by_cocteautwins

Le petit Prince (Chapitre XXI) - Antoine De Saint-Exupéry

Posté par mamilie89 à 17:24 - 4 - Poèmes et citations - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juin 2008

Futilité

Un poème écrit il y a peu de temps

Il y avait l'ombre et la lumière
Alors moi j'ai choisi la pluie
Pour ma traversée sur terre
Transparente, dans l'oubli

Chacun suit sa trajectoire
Mortiphère humanité
En essayant de se faire croire
Qu'il n'est pas futilité

Trace la route, file droit
Et surtout sans te retourner
Voir la beauté du désarroi
Et l'espoir aseptisé

Pourquoi croire en l'Eternel
S'il n'y a pas d'éternité
A quoi bon s'ouvrir les veines
Si l'on est déjà vidé

J'aimerais cracher ma haine
Mais mes chaînes sont soudées
Par la force de l'acerbe
D'un semblant d'humanité

©

BLIND____by_estellamestella

Posté par mamilie89 à 21:31 - 4 - Poèmes et citations - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 mai 2008

Quelques mots...

J'aurais aimé t'aimer
Comme on aime le soleil,
Te dire que le monde est beau,
Et que c'est beau d'aimer.
J'aurais aimer t'écrire
Le plus beau des poèmes,
Et construire un empire
Juste pour ton sourire.
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots,
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau.
Mais c'est plus fort que moi,
Tu vois je n'y peux rien,
Ce monde n'est pas pour moi
Ce monde n'est pas le mien...


extrait d'un texte de Damien Saez


Rogue_Rose_by_illuminara

Puisque tout est aléatoire,
Dans le chaos des univers,
Puisqu' insoluble est la réponse,
Et puisque déjà me manque l'air.

Mais qu'importe les directions,
Jusqu'au-delà de la limite,
Tous les chemins mènent à tes yeux,
Tous les chemins mènent à la fuite.

Rien ne desserrera nos mains,
Rien n'éteindra l'éphémère,
Nous forcerons nos destins,
Nous percerons les mystères.

Rien ne desserrera ces poings...
L'univers, l'univers...
Nous retrouverons nos chemins,
Nos idées, et puis l’univers.

Il y a ton sourire qui s'élève,
C'est comme une lueur d'espoir.
Il y a l'ombre et la lumière,
Au milieu, notre trajectoire.

Oui, il fallait choisir une route,
Alors on a choisi les pluies,
Acides à s'en brûler le coeur
Pourvu que planent nos esprits.                          

Posté par mamilie89 à 21:45 - 4 - Poèmes et citations - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1