Borderline, au bord du gouffre

03 février 2009

Psycho-logique

Avez vous déjà ressenti cette sensation que tout autour de vous tourne au ralenti?
Ce vertige qui, un bon matin, vous fait vous dire: "Mais je respire, mais j'existe!" Cette angoisse en vous regardant dans le miroir, que vous n'êtes qu'une personne parmi tant d'autres, que si vous n'étiez pas là, ça ne changerait rien... Vile vie humaine!

Moi j'ai grandi dans un milieu sectaire, enclavée entre mes 4 sœurs et mes parents-pantins. Secte... ce mot fait peur. Mes parents en ont été les premières victimes, et mes sœurs et moi avons hérité de leur "choix" imposé.
Liberté de religion, de conscience, de penser...
"Tout homme naît libre"; voilà comment commence notre Constitution.
Pour moi, il n'y a pas eu de liberté de grandir. Les bonheurs de l'enfance dans certains milieux n'existent pas. Tout était dicté: les choix des plus complexes au plus simples, comment se comporter, comment être, jusqu'au bout des ongles. Avec, comme gratification, un petit peu moins de culpabilité, car, comme toute bonne secte qui se respecte, on n'en faisait, quoi qu'on fasse, jamais assez.

"On dit que notre liberté commence là où s'arrête celle des autres".
Moi je n'avais pas de liberté, puisque la mienne commençait avec celle des autres.

Il fallait que je sois parfaite, pour ne pas faire de soucis à mes parents. Il fallait que mon père me frappe, moi et seulement moi et pas mes petites sœurs, pour les soulager, autant Lui de son trop plein de tension que mes sœurs pour qu'elles ne souffrent pas. Il fallait que je sois irréprochable à l'école, pour donner bon exemple de la secte. Mes décisions étaient celles de la secte, ou bien dépendaient du bien être des autres.
Décider par moi dans certains domaines même les plus simples m'est encore aujourd'hui très difficile. Le facteur "autre" y est encore trop présent.
Et quand je sens que j'ai pu manquer à "ce devoir", alors l'angoisse m'envahit. Il faut alors à tout prix que je me fasse pardonner, que je me rachète.
J'ai le sentiment d'exister pour les autres.
Un jour, mon beau-père m'a dit très gentiment: "Marie, arrête de porter le monde sur tes épaules". Il m'avait bien cerné. Oui je voulais être un cadeau, une source de joie, faire pour les autres et non pour moi. C'est tellement ancré que je ne sais penser autrement...

Et puis, il y a ce jour où l'on se rend compte que ce n'est pas cela la vie, que depuis le début, on se trompe.
Oui, moi, naïvement, je croyais que les autres fonctionnaient comme moi. Qui dit attentes élevées dit grosses déceptions.
Eux, ils vivaient pour eux. Moi, je vivais pour eux. Et moi, qui vivait pour moi?
Je me suis tellement niée qu'on remarque à peine ma présence. Je suis translucide, on lit à travers moi comme dans un livre ouvert.

Je me suis perdue dans tout ce méli-mélo. Plus j'y pense, plus je me rend compte que les nœuds sont trop entrelacés pour espérer les défaire. Plus je veux m'en sortir, plus je m'enfonce.

A l'hôpital, un homme m'a dit: "tu as l'air si fragile, tellement perdue Marie"
C'était le premier "compliment" que j'acceptais. Compliment? me direz vous? Oui, compliment, car j'ai eu le sentiment qu'enfin quelqu'un s'intéressait à moi pour moi. Car, oui, ça, c'était moi. Fragile et perdue...
Cet homme m'avait pris, le temps de l'hospitalisation, sous son aile. De longues minutes, il me faisait part de son expérience d'éducateur, quand il a rencontré des jeunes sortants de sectes qui étaient comme moi, fragiles et perdus.
Ca me faisait chaud au cœur: oui, je n'étais pas la seule à fonctionner différemment. Il y avait les autres, et les comme moi.
Je me suis alors mis en tête de les chercher, de les trouver, et de m'en faire des alliés.
Si eux vivaient pour les autres, alors peut être qu'enfin quelqu'un vivra un peu pour moi. Comme s'il faille que quelqu'un prenne mon corps pour vivre à ma place...
Mais, de cette façon, le problème n'était en rien résolu... au contraire, je m'y enfermais.

Quelqu'un m'a dit un jour: "dans chaque être recèle un trésor".
Dans chaque être? Même dans les autres? Ceux qui s'étaient moqué de moi? Qui m'avaient jeté des pierres? Ceux qui m'avaient bourrés le crâne de peurs apocalyptiques? Ceux qui, alors que je m'efforçais d'être agréable, d'être polie et souriante, me le rendaient tout simplement en m'ignorant ou en me méprisant?

Alors, je me suis penchée sur la psychologie. Là, j'y appris que, vu que chaque personne avait un vécu et une personnalité différente, chaque personne réagissait différemment.
Mais alors, pourquoi toujours cette sensation de paraître toujours bizarre, inadaptée à la vie actuelle?
Cette vie, je la haïs tant... je la hais autant que je peux l'aimer....
Maintes fois je m'en suis voulue, maintes fois j'en ai voulu aux autres de ne pas faire attention à moi!
Alors je me dit que peut être s'ils avaient eu ma vie,.......
peut être que je ne m'en sors pas si mal que ça finalement...

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31 janvier 2009

Mutisme

Envie de prendre la voiture, de rouler, rouler, rouler................. à n'en plus finir
Envie de prendre la voiture et de foncer droit dans un mur
Envie de marcher, le vent froid me giflant le visage, marcher jusqu'à ce que je tombe, jusqu'à ce que je ne puisse plus me relever
Envie de vous avaler un à un, vous tous mes médicaments tous aussi inutiles qu'abrutissants
Plus envie de parler, je suis dans mon mutisme, seul le clavier peut parler pour moi...

Envie de tout et n'importe quoi, du moment que je m'échappe

***Ecrire, c'est hurler en silence***

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27 janvier 2009

Retour à la case départ...

Je reprends mon blog ce soir...

Beaucoup de choses ont changés depuis.
J'ai travaillé en usine en 3x8 et j'ai tenu 3 mois. Je suis parti avec un autre homme et j'ai même entamé des démarches pour divorcer d'avec mon mari. Je suis revenu vers lui en regrettant... puis je ne savais plus sur quel pied danser.
Mon psy m'a mis sous Zyprexa, un neuroleptique. Ca me fatigue beaucoup, j'ai donc cessé de travailler, ne pouvant plus faire les 60km allers+retours nécessaire pour aller jusqu'à l'usine.
Mon psy suspecte que je sois bipolaire, c'est pour ça ce traitement... je ne sais pas quoi en penser, dans le fond je m'en fous: borderline, bipolaire... quelle importance. Je suis mal, malade, c'est tout ce que je sais, et ça ne veux pas partir, malgré tous mes efforts.
La semaine prochaine je suis obligée de reprendre le travail, besoin d'argent... Je ne le sens pas... je vais essayer de négocier d'être toujours de l'après midi, car avec le traitement je dors 12 à 14h par jour, et en 3x8, je ne tiendrais pas...
Alors ce soir j'écris, pour évacuer...

thegirlinthebigbox

J'ai vraiment l'impression de ne pas exister...
Je n'ai pas vraiment d'avis ni d'opinion, je suis facilement manipulable même si je donne l'impression d'être forte, je peux passer d'une opinion à son contraire vis à vis de la personne auquelle je m'adresse, et en pensant vraiment ce que je dis.
Je ne suis pas manipulatrice, non, c'est juste que je ne vis que dans le regard de l'autre.
Je veux qu'on m'aime, qu'on m'estime, qu'on se rende compte que j'existe. Je ne suis en réalité qu'un fantôme qui ne vit que ans le regard de l'autre. Comment faire pour être moi?
Et d'abord, qui suis je vraiment?
Je suis incapable de répondre à cette question...
Quelle est ma personnalité?
Je ne sais pas vraiment... je suis tellement changeante...
"Etre ou ne pas être, telle est la question".

Moi, je ne "suis" pas, je me contente de suivre les autres, tout simplement.
Si quelqu'un me prend par la main, alors je le suivrais. Ce qui m'importe, c'est juste d'être quelqu'un dans son regard, dans le regard de lui, ou lui, ou elle...
Si lui, lui et elle seront différentes, ont des opinions différentes, alors je ne saurais plus quoi penser...

Il y a quelques sujets où j'ai mes propres opinions, mais ils se comptent sur les doigts d'une main.
Je suis très influençable, on peut facilement me faire changer d'avis.

Je sais que je suis fragile, qu'on pourrait, même si je donne l'impression d'être forte sur ce sujet là, me faire facilement retourner dans une secte, même si je n'en n'ai pas envie.
Si je les fuis comme la peste, c'est parce que j'en ai peur, j'ai peur car je sais que je ne suis qu'un pantin. Je les fuis pour ne plus qu'ils tirent les fils. Mais s'ils comprennent qu'ils ont juste à tendre la main pour les attraper et à nouveau me tirer, alors je serais perdue.

"Tu peux faire de moi ce que tu veux, du moment que dans tes yeux je donne l'impression d'exister..."

L'abandon............ j'en ai tellement peur que je ferais tout pour ne pas qu'on me laisse, quitte à faire des choses que je n'aime pas, en donnant l'impression de les aimer vraiment, et de les faire avec plaisir.
Si tu m'abandonnes,  je meurs...

Je suis aussi exclusive, j'ai peur si tu regardes quelqu'un d'autre, peur car peur qu'on me remplace.
Or, mon regard sur le monde, sur la vie, se fait au travers de ton regard.
Ne me laisses pas.......

Et bizarrement, même ce sujet est très douloureux pour moi, si on m'abandonne, alors je vais être mal, très mal, quelques heures, et bizarrement, quelques temps plus tard, être soulagée, car en fait c'était un fardeau à porter.
Mais très vite, ça va recommencer, je vais trouver quelqu'un d'autre auquel me rattacher, un autre regard dans lequel j'existerais.
Ou bien je trouve plusieurs regards, plusieurs personnes. Toutes sont vitales. Je suis sincère donc je ne mens pas, mais je ne peux pas choisir, c'est impossible... donc j'attise les jalousie, je fais du mal et ça me fait mal. Et là, je me déteste, je me déteste autant que je peux aimer.
J'aimerais tellement exister... dans mon regard.
Ne pas être cette chose difforme, ce brouillon; qui ne prend vit que par toi... ou toi... ou toi...

Comment apprendre à être soit même?
Et avant tout, peut on apprendre, alors qu'on est censé être dans l'age adulte, être mature, peut on apprendre à être soit même? N'est ce pas trop tard?

Merci de m'avoir lu....

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29 juillet 2008

Et pour finir...

J'ai cherché une chanson en dernier post, pour finir en musique.
Je savais que je voulais du Saez, pour sa force dans ses textes, mais j'ai beaucoup hésité.
Je ne voulais pas du trop triste, du trop "plombant", alors je me suis fixé sur Perfect World, parce qu'elle est belle tout simplement
Traduction approximative: Une fois encore, je sens le vide grandir en moi, Je cours toujours, je cours dans l'herbe Une fois encore je rêve que je peux toucher le ciel Je continue de courir vers un monde parfait ...

Bonne route à tous
Merci!

Mamilie <3

 

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28 juillet 2008

Closed

Voilà je voulais vous dire que j'arrête mon blog.

Je ne sais pas si je le reprendrais plus tard ou non... En tout cas je sens que je ne peux plus le continuer.
Il commence trop à me torturer...

J'ai toujours eu trop peur du regard que les autres portaient sur moi, avant sur le net, ça allait à peu près... Maintenant, je me suis peut être trop dévoilée d'un coup, je ne sais pas, mais du coup je me sens trop vulnérable, mal à l'aise, maladroite, vraiment très nulle. Et j'en viens à avoir peur lorsque je publie un article, peur qu'on me blesse, qu'on remette en question mes souffrances, qu'on me juge... bref, je me tourmente pour pas grand chose je le sais, mais c'est là, et je le vis mal. Ca a toujours été, dès le début j'ai lu et relu la totalité de mon blog, édité et réédité pas mal de choses, mais cette angoisse devient maintenant trop intense pour moi. Le positif que m'apportait ce blog a donc fini par disparaitre, donc je ne peux plus continuer...

Voilà, peut être que ce sera un arrêt définitif, peut être pas... dans tous les cas, je laisse le blog ouvert, je viendrais toujours lire les commentaires et je répondrais à ceux qui m'écrivent.

Je ne regrette pas ce blog car il m'a permis de connaitre des gens, avec  qui je garderais contact je l'espère, d'en parler, d'avoir des avis et opinions différentes, de partager, et aussi d'écrire et d'extérioriser pas mal de choses.

Je remercie encore tout ceux qui m'ont lu avec attention, ceux qui ont compris ou essayé de comprendre, ceux qui m'ont encouragé, ceux qui m'ont laissé des commentaires ainsi que ceux qui m'ont contacté.

Je reste disponible pour discuter...

A bientôt peut être

Closed_by_cremuz79


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27 juillet 2008

Si j'étais

Voilà, un test inutile et un peu débile, mais bon je me suis embêtée à le faire alors je le poste ^^

Si j'étais une couleur: Je serais le violet
Si j'étais un animal: je serais un oiseau, pour sortir de ma cage et m'envoler ^^
Si j'étais un métier: Je serais peintre, ou poète
Si j'étais un vêtement: je serais de la lingerie :p
Si j'étais un siècle, je serais le 19ème, juste avant la folie du 20ème et 21ème...
Si j'étais un point fort, je serais ...heu... un point fort : .
Si j'étais un point faible, je serais moi, je suis un point faible :p
Si j'étais une fleur, je serais une tulipe
Si j'étais une voiture, je serais... cabossée
Si j'étais une moto, je serais à la casse^^
Si j'étais un objet, je serais le talisman que tu m'as offert
Si j'étais un alcool, je serais... du muscat ou du rhum aromatisé
Si j'étais une paire de chaussures, je serais des bottes à talons
Si j'étais un pays, je serais ... heu... sur une autre planète, ça compte?
Si j'étais une pierre précieuse, je serais une perle de culture
Si j'étais un bijou, je serais un bracelet pour cheville
Si j'étais un acteur, je serais...heu... Johnny Deep?
Si j'étais une actrice, je serais Wynona Ryder (si je pouvais être aussi belle :) )
Si j'étais une chanson, je serais "J'veux qu'on ... sur ma tombe" ou alors, j'hésites : "Que tout est noir" de Saez,  
Si j'étais un film, je serais "Je vais bien, ne t'en fais pas"
Si j'étais un dessin animé, je serais Princesse Sarah (c'était mignon ^^)
Si j'étais un prénom masculin je serais Quentin
Si j'étais un prénom féminin je serais Dina
Si j'étais un aliment je serais du chocolat ^^
Si j'étais un bonbon je serais une fraise tagada
Si j'étais un chocolat je serais un bon chocolat noir au noisettes
Si j'étais un tatouage je serais un tatouage marocain éphémère sur les mains et/ou les pieds
Si j'étais une arme je serais... heu... une corde
Si j'étais un oiseau je serais un colibri

Hummingbirds_by_dolphy

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26 juillet 2008

Ma folie

Ce soir, j'étais un peu angoissée et énervée, je ne me sentais pas trop bien, alors, profitant que le papa de mon fiston soit là pour le garder (il s'endort tard en ce moment mon p'tit loup...), je me décide à prendre un bain pour me détendre.

Là le téléphone sonne. Il décroche. Dans ma petite tête de folle, s'enchaîne alors les raisonnements suivant: il est 22h, personne ne nous appelle d'habitude à cette heure ci, donc c'est une mauvaise nouvelle : ma grande sœur est morte. Pas moyen de relativiser quand c'est comme ça.
(sachant que j'ai 4 sœurs, je ne cherche même pas à comprendre pourquoi j'ai "choisi" elle et pas une autre...)
Ma folie commence à m'envahir: angoisse, grosse angoisse, mal être intense et trop profond, je me liquéfie (en même temps, ça tombe bien puisque je suis dans mon bain ).
Je n'entend pas la conversation puisque j'écoute de la musique, mais je comprend que l'appel est fini. Je demande qui c'était: "c'était une erreur".
Déjà que le fait de commencer à angoisser comme ça pour un coup de téléphone est débile, mais alors le pire, c'est qu'au lieu de savoir que j'ai angoissé pour rien me soulage, et ben ça ne m'a pas fait d'effet du tout. Quand je suis dans cet état là, rien ne peut plus m'atteindre, qu'on me dise : "toute ta famille est décédée d'une mort atroce" ou "j'ai une super nouvelle à t'annoncer!", ça change rien, plus rien ne m'atteint, je suis prise dans mes tourments, comme si mon cœur était tellement resserré sur lui même que plus rien ne peut y pénétrer.
Ce sentiment est très pénible, trop pénible, insupportable même. Le but principal, la seule chose qui compte devient alors: le stopper, par n'importe quel moyen, qu'il cesse.

J'étais dans ma salle de bain, seule, ça faisait un bout de temps que je ne l'avais pas retouché, mais j'ai pris ma lame qui est planquée dans le radiateur. Ca a été vite, 2 traits sur la cuisse, la douleur apparait, ça brule, ça saigne, ahh l'angoisse s'en va, mon cœur se libère, ça fait du bien...

Et maintenant, ben maintenant je me sens trop nulle, j'hésite entre le terme demeurée et désœuvrée, les 2 surement, en tout cas j'ai vraiment honte de tout ça...
Ca ne fera que 2 cicatrices de plus, les jambes en plus, ça cicatrise mal, ça fait moche... mais bon on n'est plus à 2 marques près...

_MISSING_YOU__by_evol1314Voilà comment un simple petit coup de téléphone anodin a changé mon petit moment à moi (je dois avoir à tout casser 1h par semaine) en crise de n'importe quoi.

Il faut vraiment que je trouve une solution pour que ça s'arrête, c'est vraiment trop dur de vivre avec une telle instabilité...

Voilà, ce n'est pas un post très gai ce soir, mais j'avais besoin d'en parler. J'ai honte, oui très honte de tout ça... Ca, ce n'est pas moi... C'est juste une manifestation de plus de mon monstre, mon monstre borderline...


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25 juillet 2008

Forum Borderline Etat Limite

Avec une amie rencontrée sur le net, elle aussi Borderline, on avait cherché un forum d'entraide. Voyant qu'il n'y avait pas grand chose, on a crée le notre. Il est tout neuf donc pas grand chose pour l'instant, mais ça va venir ^^
Bref, vous qui êtes borderline ou qui vous renseignez sur ce trouble, n'hésitez pas à venir vous y inscrire.
Il y a aussi une partie pour les proches de borderlines (où il n'est pas nécessaire de s'inscrire pour poster).

Le but de ce forum n'est pas de se "plaindre ensemble", ni de se conforter, mais au contraire de s'entraider. J'avais créer un Forum pour l'agoraphobie et la phobie sociale quand je ne sortais plus de chez moi, et à force de recherches pour le forum j'avais trouvé des trucs qui m'avaient beaucoup aidé et aidé des membres. Car, même si je ne manque pas de volonté, je manque sérieusement de motivation, et j'ai besoin de me sentir "poussée" pour avancer, donc si je partage ça avec d'autres, j'avance. (Vive le net ^^)

Le but de ce forum est le même: trouver et partager des moyens pour "vivre avec" du mieux possible.
C'est aussi un forum d'écoute, mais bien sûr, qui n'est pas apte à répondre aux urgences psychologiques et qui ne remplace pas un suivi médical.

Cliquez pour accéder au :
Forum Borderline
Forum Etat Limite
Forum Trouble de Personnalité Limite
Forum Trouble de Personnalité Borderline

Oui je sais ça fait long mais c'est des tags pour google ^^ (j'en profite que mon blog soit bien placé dans google :p)

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24 juillet 2008

Merci...

Merci
Merci pour vos commentaires
Merci pour vos mails
Merci à ceux qui me lisent régulièrement
Merci...

Vos petites attentions, votre présence me touchent et m'aident plus que vous ne le pensez...

thank_you_by_pandabakaUn merci particulier à :
Philippe pour sa présence, ses mots réconfortants malgré ses difficultés
Wounded_Spirit
, borderline aussi qui se bat contre ses démons
Cedupropre qui a un don pour trouver les mots justes pour qui que se soit et dans n'importe quelle situation
Bouledouate, une amie en qui je me retrouve beaucoup, diagnostiquée borderline elle aussi
Princesse, ma petite sœur virtuelle
Gérard et Milan pour leur mails et commentaires
Adeline et Anthony pour leurs coms

et aussi bien sûr... :) Mon Pikachu tu es très discret sur mon blog, tu te montres pas beaucoup ^^ (mais je te vois dans le détail de mes visites^^), mais je te remercie d'être là tous les jours, et ... bref, tu sais tout le bien que je pense de toi :)

et aussi merci aux anonymes qui me lisent et laissent des commentaires

Voilà, je voulais aussi vous dire que je suis pas toujours "en détresse" comme dans mon dernier message, donc vous faites pas de soucis, y'a des hauts et des bas, aujourd'hui ça va mieux  :)

Vous savez que vous pouvez compter sur moi si vous avez besoin...

Posté par mamilie89 à 18:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juillet 2008

Peux plus...

Je me sens mal, très mal, j'ai vraiment envie de crever...
Je suis à bout de force, j'ai vraiment beaucoup de mal à travailler, à vivre, à tout...

Je suis replongée les 2 pieds bien dedans dans la boulimie... Maintenant ça se voit...
J'ai été au CMP (Centre Medico Psychologique) cet après midi, même mon psy me l'a dit:
-Excusez moi, j'espère que ça ne va pas vous déranger ce que je vais vous dire, mais vous avez pris du poids?
-Oui...
-Ca vous va bien :) Vous êtes mieux comme ça, vous étiez trop menu avant :)
-(Ouais Ouais c'est ça)
-Vous n'arrivez pas à vous plaire?
-Non
-Qu'est ce que vous pensez quand vous vous regardez dans la glace?
-Je ne me regarde jamais entièrement dans la glace
-...etc etc et blablabla pendant 1h30

Oui j'ai pris 4,5 kg en 1 mois à peu près... ça fait peur.

J'ai encore 10kg de marge avant un IMC en surpoids, ok, mais je n'aime pas voir mon poids monter, je préférerai le voir descendre... Je n'ai pas envie de redevenir "grasse", et à cause de mon boulot, du stress, de l'ambiance très lourde chez moi, de la fatigue...etc, et bien la boulimie fait son grand retour.
J'ai déjà les bouts des doigts bouffés, hier j'avais la voix cassée, j'ai mal à la gorge et j'ai presque tout le temps mal au ventre, des nausées, de la grooooosssssse fatigue... bref, la joie quoi. J'ai vraiment une sale mine, une tête de nauséeuse quoi. J'en ai marre, je demande pas la lune, juste être NORMALE, bien dans mes pompes, sans me faire du mal...

Et ça pourquoi? Je ne sais même pas... surement pour essayer de calmer mon stress...
Je vais quand même tenter le Lysanxia, ce n'est pas LA solution, mais au moins si ça peut me soulager un petit peu des TCA... se serait déjà ça.

C'est vraiment mon fils qui me tient en vie, c'est vraiment pour lui que je m'accroche encore un peu... sans lui j'aurais lâcher prise, pas par égoïsme, mais vraiment de désespoir... C'est vraiment trop dur de vivre en étant borderline, vraiment trop dur... La mort m'apparait comme la seule solution pour cesser d'avoir mal.
Un genre d'euthanasie pour la souffrance morale, qui n'est pas bien mesurable, mais oh combien douloureuse.

19568513061d0f80



Je ne veux pas mourir, juste cesser d'avoir mal.

Je ne sais pas comment vivre avec ça... Quelqu'un aurait-il une solution efficace, rapide et concrète ???? (mis à part la mort bien sûr)

Posté par mamilie89 à 17:53 - - Commentaires [3] - Permalien [#]



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