Borderline, au bord du gouffre

Trouble de personnalité limite, état limite, borderline - Un trouble, des larmes, un combat...

21 juillet 2008

Vivre avec un trouble de personnalité limite (TPL)

Je suis là, assise par terre, mon pc portable sur les genoux, en train d'écouter Jours Etranges, et je repense à ce que m'a dit le psy: "vous n'avez pas les capacités pour gérer vos émotions".

J'ai donc cherché sur internet s'il y avait des trucs, thérapies ou exercices pour acquérir cela.
Malheureusement je n'ai rien trouvé... car normalement ça s'apprend naturellement quand on est enfant, sauf s'il y a un "bug" pour une raison ou une autre. Après c'est trop tard, il faut "juste" apprendre à vivre avec.
Mais je suis tombée sur un article intéressant sur le TPL (ben oui, car TPL = incapacité à gérer ses émotions). Donc je vous met quelques morceaux choisis, qui aideront peut être des proches de borderlines à mieux comprendre ce trouble.


VIVRE AVEC UN TPL

Un jour ou l’autre, nous avons tous ressenti une bouffée de colère, un moment de déprime ou d’angoisse dans une situation donnée. Dans pareilles situations, notre mécanisme de régulation des émotions intervient pour les garder sous contrôle. Sauf que pour les personnes atteintes d’une maladie mentale bien particulière, le trouble de la personnalité limite, aussi appelé la personnalité borderline, ce mécanisme est déficient. Les émotions prennent alors toute la place dans leur vie avec une telle intensité que, pour elle et les proches, la vie devient un véritable cauchemar.
Entre 1 % et 3 % de la population en souffrirait, avance le professeur à la retraite à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et psychiatre Pierre Doucet, reconnaissant au passage que cette maladie n’est connue que depuis une cinquantaine d’années seulement.

Comprendre la maladie
Comme son nom l’indique, le trouble de la personnalité limite est une maladie mentale située à cheval entre la névrose et la psychose, qui touche davantage les hommes que les femmes. Les manifestations de la névrose sont liées à l’angoisse, aux phobies, aux obsessions et aux maux imaginaires. Alors que les symptômes de la psychose touchent surtout à la perception de la réalité et se traduit par des problèmes relationnels importants.
L’un de nos témoins cette semaine, Robert Labrosse, connaît bien le trouble de la personnalité limite. Il a accepté de nous expliquer la maladie et ses souffrances.

L’apparition des premiers symptômes
« Dès que j’ai commencé l’école, je me suis senti comme un chien dans un jeu de quilles. Je craignais beaucoup de m’intégrer dans le monde en société, j’avais peur des jeunes, des professeurs, bref, de l’inconnu. J’avais un sentiment de vulnérabilité, je ne me sentais pas prêt à affronter ce monde-là! »
Si les premiers signes de la maladie arrivent très tôt dans la vie, les manifestations les plus franches apparaîtraient plutôt à l’adolescence. Selon le Dr Pierre Doucet, cette période correspond à l’arrivée des premières grandes responsabilités de la vie où la demande émotionnelle est très forte
Pour Robert Labrosse, ces difficultés se sont aggravées avec les années. Elles ont fait place aux crises et aux comportements déviants comme des accès de colère, l’infidélité et, surtout, l’accumulation des échecs professionnels. « Dès que je me sentais menacé ou pris dans un conflit, je ne réfléchissais pas et démissionnais. Je voulais fuir. »
Alors très vite s’installe un cercle vicieux.
« Ce dont ces personnes ont le plus peur, c’est d’être rejetées, de se révéler, ou d’être traitées comme étant intrinsèquement inadéquates, voire repoussantes pour les autres. Elles adopteront des comportements pour se protéger qui, malheureusement, vont justement créer le rejet. »

Rongé de l’intérieur

Les personnes malades sont mal outillées pour affronter leur cascade d’émotions. À un moment donné, la pression devient trop forte. Les souffrances intérieures très intenses et difficiles à supporter comme le sentiment de se sentir rejeté, d’être inadéquat et de vivre constamment avec l’angoisse finissent par exploser.
Notre deuxième témoin, Rosalie Landry, a accepté de partager son expérience et de nous aider à comprendre comment vivre avec la maladie.
« J’ai toujours eu de la difficulté à entrer en contact avec les autres, se rappelle-t-elle. Je me suis toujours sentie inadéquate et coupable de ne pas être une personne ‘correcte’. Toutes ces émotions la rongeaient intérieurement. Elle se sentait impuissante à les exprimer et à évacuer ce mal intérieur.
« Quand quelqu’un me regardait de travers, j’avais l’impression d’être jugée, d’être rabaissée."
À 22 ans, Rosalie décide de s’enlever la vie en avalant une bouteille complète d’Aspirine.  La tentative échoue.

Une maladie encore méconnue

Les tentatives de suicide sont fréquentes chez les personnes souffrantes. L’autodestruction est l’une des manifestations caractéristiques du trouble de la personnalité limite. Selon le Dr Pierre Doucet, il faut interpréter ces signes comme des appels à l’aide, une manière extrême d’exprimer des sentiments intérieurs devenus insupportables. Et trop souvent, ce cri de douleur ne trouve pas écho chez les psychologues et les psychiatres, qui arrivent difficilement à poser le bon diagnostic. En fait, les spécialistes confondent fréquemment le trouble de la personnalité limite avec le trouble bipolaire.

« Même entre les spécialistes, ça nous a pris presque 30 ans à nous entendre sur la définition même de l’état limite, explique Pierre Doucet. Les symptômes varient selon les cas : certains sont plus névrotiques, d’autres plus psychotiques. Ces variations peuvent apparaître dans un même cas! Je me rappelle un conseil qui nous avait été donné un jour : quand le diagnostic change tout le temps, pensez aux troubles de la personnalité limite. »
Robert Labrosse peut témoigner des difficultés à trouver le bon diagnostic. Tout au long de sa vie, il a rencontré des psychologues, des psychiatres, visité des centres de crises et les urgences des hôpitaux, où il a essuyé des mauvais diagnostics et, à certaines occasions, des refus de traitement. « Robert, pas encore toi ici! », s’est-il déjà fait dire, à son énième visite aux urgences. Après 14 tentatives de suicide, Robert Labrosse se sentait épuisé et considérait toujours la mort comme la solution finale. Jusqu’au moment où, en 1996, le bon diagnostic tombe enfin : trouble de la personnalité limite. À ce moment-là, la frustration créée par l’isolement laissait la place à l’espoir de pouvoir enfin guérir.

Le bon diagnostic : la lumière au bout du tunnel

Selon la spécialiste Monique Bessette, on a développé depuis 30 ans des thérapies adaptées au trouble de la personnalité limite, dont l’efficacité a été démontrée scientifiquement. « Des psychothérapies appuyées solidement par des théories scientifiques ont été développées et sont vraiment efficaces », affirme-t-elle.

Oui, mais lesquelles??

Source


Voilà, rien de bien éclairant pour moi, mais peut être que ça aidera certains à comprendre mieux cette maladie.

Sur ce, bonne nuit! ^^



09 juillet 2008

Le sens des comportements du borderline

Ce matin, alors que je devrais être au boulot (je me suis faite passée pour malade, c'est vrai je le suis je n'ai pas menti, je n'ai pas dormi de la nuit et j'ai une tête pas possible, alors je préfère me reposer étant donné que je travaille non stop depuis vendredi et encore le week end prochain, ça me fait une pause, bref le but de cet article n'est pas de parler de ma vie inintéressante :p), je regardais donc les visites sur mon blog et leurs sources, et par hasard je suis tombée sur un article intéressant sur les causes de certains comportements. C'est à dire la réponse à certaines de mes questions! :)
En effet, JE NE ME COMPRENDS PAS ! Et ça, c'est très frustrant, de faire des choses qu'on déteste sans savoir pourquoi!!! Alors je suis contente car j'ai trouvé la réponse. En ce moment de ce coté c'est mieux, je ne me suis plus coupée depuis 2 ou 3 semaines, et la boulimie a l'air de partir. Je me demande si ce n'est pas parce que ces dernières semaines, j'écris pas mal... ^^ Pourvu que ça dure!

Les personnes directement ou indirectement concernées s’interrogent non seulement sur l’origine de la maladie, mais également sur la cause de chaque symptôme particulier. Il est en effet au premier abord difficile de comprendre une conduite d’automutilation ou un brusque changement d’humeur.
Pourtant, tous les symptômes borderline ont un sens, puisqu’ils expriment généralement une réponse de la personne destinée à lui permettre de surmonter des expériences fortement éprouvantes.
L’ensemble des symptômes du trouble de la personnalité borderline ne constitue donc pas le problème, mais au contraire une tentative par laquelle la personne essaie de résoudre ses difficultés. Une personne qui se coupe ou se blesse d’une quelconque manière le fait pour contrôler des sentiments devenus insupportables.

Le phénomène des dissociations fournit un bon exemple de la manière dont fonctionne ce mécanisme: on parle de dissociation lorsqu’un individu se sent détaché de la réalité, éprouve un sentiment d’irréalité ou lorsqu’il a le sentiment de quitter son propre corps. C’est ainsi que des individus qui ont subi des abus sévères peuvent développer la capacité de « se détacher » de leur corps. Des personnes racontent par exemple qu’elles ont pu observer avec un certain recul et sans ressentir de douleur comment des souffrances étaient infligées à leur propre corps.
Ca m'est arrivé pleins de fois.
Ce détachement constitue un mécanisme de défense de l’organisme tout à fait raisonnable, puisqu’il vise à rendre la douleur supportable. Dans certaines conditions, il peut néanmoins arriver que cette tendance à la dissociation se maintienne et que l’individu la réactive tout le temps. Or cet état dissociatif est généralement lui aussi très désagréable, puisque l’individu ne sent plus son corps, se trouve à côté de lui-même et perd tout contact avec ses perceptions.
Pour le faire cesser, le moyen le plus efficace consiste à s’infliger des blessures permettant d’affaiblir rapidement le sentiment d’irréalité. Les dissociations constituent donc une tentative pour surmonter un trauma qui, sinon, demeurerait insupportable, tandis que l’automutilation, pour sa part, sert à faire cesser ces dissociations.
Considérés de la sorte, la plupart des symptômes du trouble de la personnalité borderline ont un sens, même si nous ne le comprenons pas encore entièrement. Ils constituent des stratégies de survie tout à fait sensées, sans lesquelles les personnes concernées n’auraient pas pu supporter des états extrêmement pénibles ou des expériences traumatisantes.

Source

08 juillet 2008

Pas "un" mais "des"

Je vous ai dit dans  cet article qu'il existait plusieurs types de borderlines.

Si vous voulez en savoir plus, voici des extraits du site de l'aapel.

Je cite:

Il existe tout un éventail de patients Borderline. Il y a les "fonctionnant maxi" et les "fonctionnant mini".    

* Les "fonctionnant maxi" sont capable de tromper leur monde, car de l'extérieur, rien ne semble indiquer qu'ils souffrent du trouble. Les "maxi" peuvent même avoir une famille, des enfants, des loisirs, un travail gratifiant, ...trouble personnalité limite léger    

* Les "fonctionnant mini", à l'autre bout de l'échelle sont incapables de maitriser leur pulsions. Le suicide et l'auto mutilation sont fréquents comme des conduites dangereuses ou pour "se faire du mal pour arrêter de souffrir"

L'instabilité dans le travail peut être présente ou pas chez les "fonctionnant maxi" alors que c'est fréquemment présent chez les "fonctionnant mini"
Les conduites pour cesser d'avoir mal peuvent être: Abus de substances, Alcool, Anorexie, Auto-mutilation, Boulimie, Conduite dangereuse, Dépenses excessives, Toxicomanie, drogue, Jeu, Suicide, Sexe à risque, Violence domestique,...
Ne traiter "que" le comportement est alors peine perdue

Je pense que je suis entre les 2, des fois ça peut aller, je maitrise mes "pulsions" autodestructrices, par moment j'arrive à très bien "tromper tout le monde" pour faire croire que tout va bien (pas dans le but de mentir! Simplement dans le but de me protéger de leurs jugements...), et dans d'autres périodes, si d'autres problèmes s'ajoute, je deviens "fonctionnant mini", je perds le contrôle... et la boulimie et l'automutilation reviennent au galop alors que je croyais m'en être débarrassé.


Il existe aussi deux catégories, chaque patient appartenant plus ou moins à l'une des catégories ou les deux. Pouvant aussi selon les moments osciller de l'une vers l'autre.    

* Les "extériorisant" passent à l'acte, ils utilisent la colère dirigée vers les autres pour apaiser leur rage intérieure, pour calmer leur souffrance. Même si généralement après une manifestation de colère, ils se détestent d'être ainsi    
* Les "intériorisant" que l'on appelle aussi "les borderlines silencieux" font de même mais dirigés vers eux mêmes. Ils s'auto-infligent des colères que celles-ci soient morales ou physiques. La souffrance de "l'intériorisant" est encore plus terrible et infiniment moins prise en compte car invisible pour l'entourage qui ne voit rien.       
Le danger est lorsqu'un patient qui avait pour habitude d'extérioriser, se met petit à petit à intérioriser de plus en plus. Grâce à cela "on lui fout la paix" car l'entourage peut dire "il va beaucoup mieux". Mais la souffrance réelle du patient Borderline ne va pas diminuant, bien au contraire même.

Là sans aucun doute je suis intériorisant. Je ne me défoule pas sur les autres, seulement sur moi-même, et ça je le cache. Ma famille croit depuis plusieurs années que je ne suis plus boulimique, alors que je reste toujours fragile de ce côté là (je rechute facilement).


Les  "fonctionnant maxi" réservent leur crises de colère et réactions inappropriées uniquement pour les personnes importantes de leur vie . Raison pour laquelle les NON-Borderline qui ont conscience de cela ont du mal à se faire entendre au point même d'être parfois non crus lorsqu'ils en parlent à leur famille ou leurs amis. Le patient agissant le reste du temps tout à fait normalement

|--> Je me demande de plus en plus si mon père n'est pas lui aussi borderline, mais borderline extériorisé...

06 juillet 2008

Traitement

Le trouble borderline est soignée par l'association d'un traitement médicamenteux:

Antidépresseur

et d'une psychanalyse adaptée.



Guérison?

2 versions:

Le trouble borderline se guérit
Selon l'Association AAPEL

 

"Les troubles borderline ne sont pas guérissables car les patients n’arrivent pas à chasser de leur mémoire ces expériences traumatisantes. Mais ils peuvent apprendre à surmonter les crises et à mieux gérer leur quotidien et leurs rapports aux autres. Cela nécessite un soutien médical"

Selon Arte - Le TPL

 

Alors, qui a raison?? L'avenir nous le dira...


04 juin 2008

Les causes oedipiennes des troubles de personnalité

Un trouble de la personnalité est un mode durable des conduites et de l'expérience vécue qui dévie notablement de ce qui est attendu dans la culture de l'individu, qui est envahissant et rigide, qui apparaît à l'adolescence ou au début de l'âge adulte, qui est stable dans le temps et qui est source d'une souffrance ou d'une altération du fonctionnement.

Le DSMIV résume le trouble de la personnalité borderline, comme je l'ai énoncé ci-dessous, par : " une impulsivité marquée et une instabilité des relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects."

Le DSMIV définit 9 troubles de la personnalité, dont le TPB.

Si le DSMIV est la grille de lecture préférée du monde psychiatrique hospitalo-universitaire, il n'est pas celle des psychanalystes qui ne répertorient pas autant de traits de personnalité. Pour eux il y a quatre grands types de structure de personnalité :

-les névrotiques (les plus courants)
-les psychotiques
-les pervers
-les borderlines

Du point de vue théorique, la psychanalyse parle de la névrose et de la perversion comme d'une structure post-oedipienne.
L'enfant s'est détaché du sein, il a compris que maman n'était pas à lui, il va faire une dépression à la suite de laquelle il va essayer de remplacer maman par tout un travail symbolique et imaginaire inconscient (ce que les psychanalystes appellent la résolution de l'oedipe). Parfois des symptômes somatiques ou des troubles du comportement contribuent au travail de résolution de l'oedipe.

La psychose et la personnalité borderline font partie des organisations (ou désorganisation ?) des structures préœdipiennes.
Le trouble borderline semble plutôt se rattacher à une structure préœdipienne dans la mesure où elle parait réaliser un besoin de nourrisson : celui de ne pas vouloir lâcher le sein. Tout se passe comme si ces personnes n'avaient pas en elles les ressources narcissiques pour un travail de symbolisation qui leur permettrait d' introjecter dans leur inconscient le sein et maman. Pour la plupart d'entre elles, elles n'en sont pas encore à l'oedipe. Elles voient le monde comme si leur regard était encore celui du bébé: les choses pour elles sont blanches ou noires, bonnes ou mauvaises, belles ou laides, indispensables ou inacceptables. Elles semblent être toujours au bord de la dépression du neuvième mois, que tous les bébés traversent pour acquérir leur autonomie affective mais qu'elles, elles ne peuvent se résoudre à vivre, peut-être parce qu'elles ne la surmonteraient pas.

baby_and_my

source:
http://www.boulimie.fr/questce/borderline.htm

29 mai 2008

Le Trouble de personnalité borderline en vidéo

Une bonne description du TPB ainsi qu'un témoignage, dans lequel je me retrouve beaucoup


Le trouble de personnalité borderline
envoyé par mamilie89

Qu'est ce que le trouble de personnalité borderline?

Le trouble de la personnalité borderline (ou trouble de la personnalité limite) est un trouble de la personnalité qui s'exprime par des humeurs changeantes, par des relations humaines délicates, par un manque de confiance en soi-même et aussi par des comportements auto-agressifs.

« Il s'agit de gens, pour la plupart des femmes, qui ont grandi avec le sentiment de ne pas avoir reçu l'attention et l'appui qui leur reviennent. Ils en sont révoltés et ils cherchent des chemins pour compenser cela dans leurs relations. Ils ont des attentes élevées et, quand leurs besoins sont à nouveau abandonnés, ils y répondent avec de la colère et du désespoir. » John Gunderson, docteur américain.

On retrouve souvent dans la biographie une carence affective, une maltraitance, des abus sexuels.

Les éléments suivants, installés à l'adolescence, et de façon prolongée, peuvent évoquer une personnalité borderline:

    * sentiments de vide, d'ennui
    * sentiment d'être abandonné
    * dévalorisation
    * abus de substances (alcool, stupéfiants)
    * automutilations, conduites à risque (ex. conduire en état d'ébriété, prostitution), tentatives de suicide
    * intolérance à la frustration
    * fragilité narcissique: extrême vulnérabilité au jugement d'autrui
    * difficulté à identifier et à réguler ses émotions
    * trouble du comportement alimentaire

La personnalité borderline est parfois, mais pas toujours, associée à un trouble bipolaire. De brefs épisodes psychotiques (délirants) sont possibles mais toujours de façon limitée dans le temps, parfois en rapport avec la consommation de toxiques. En aucun cas le trouble borderline n'est une schizophrénie.

L'évolution naturelle de ce trouble de la personnalité est l'apparition de symptômes à l'adolescence, et leur regression vers l'âge de 40 ans. Tout l'enjeu de la prise en charge est d'accompagner ces années de "jeune adulte" le mieux possible.


source:
Personnalité limite

Questionnement

Personnalité bordeline? (ne constitue en rien un diagnostic)

Problèmes relationnels :


Faites vous tout ce que vous pouvez pour éviter les abandons réels ou supposés ?

Montrez vous de l'instabilité dans vos relations ?

Avez vous conscience d'etre une source de tension pour votre entourage ?

Etablissez vous habituellement des relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions d'idéalisation excessive et de dévalorisation ?



Sautes d'humeur

Etes vous sujette à des sautes d'humeurs fréquentes ?

Avez vous tendance à être impulsive ?

Manifestez vous parfois des comportements “bizarres” aux yeux des autres ?

Vous arrive t il fréquemment de vous plaindre d'ennui ou de déprime ?

Faites vous preuve d'une grande réactivité de l'humeur ?

Pouvez vous constater une impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour vous (dépenses irraisonnées, sexualité débridée, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie) ?

Vous arrive t il, de temps en temps, de penser au suicide ?



Image de soi instable (entre dévalorisation et mégalomanie)

Avez vous une image de vous instable, habituellement très négative (pouvant parfois alterner avec une image excessivement positive) ?

Est ce qu'il vous arrive d'avoir l'impression d'une instabilité marquée et persistante de la notion de vous même ?

Eprouvez vous souvent un sentiment de vide ?

Avez vous tendance à la répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires ?

Vous arrive t il de vous livrer à des automutilations (vous blesser volontairement vous même) ?

Faites vous preuve d'irritabilité ou d'anxiété (durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours) ?



Troubles du comportement :

Eprouvez vous un problème de gestion des émotions (intensité, instabilité) ?

Etes vous sujette à des troubles du comportement et à l'impulsivité ?

Avez vous de la difficulté à contrôler votre colère souvent intense et inappropriée (fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou même bagarres répétées) ?

Avez vous tendance à avoir des conduites auto destructives ?

Avez vous tendance à réduire les choses et les êtres à une seule caractéristique : bon ou mauvais, bien ou mal avec un mode de pensée dichotomique (en noir et blanc, vous voyez l'autre sans nuances en “tout bon” ou “tout mauvais”) ?


Source : Comment faire sa propre analyse psychologique au féminin, Albino Amato

28 mai 2008

Critères du trouble de personnalité borderline (DSM)

Le trouble de la personnalité borderline est décrit comme     « un schéma envahissant d'instabilité dans les relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects, également marqué par l'impulsivité commençant chez le jeune adulte et présent dans un grand nombre de contextes. »         — DSM-IV, axe 2

Selon le DSM-IV, il faut au moins 5 des 9 critères présent pendant un laps de temps significatif :    
1. Efforts effrénés pour éviter un abandon réel ou imaginé.    
2. Mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation.    
3. Perturbation de l'identité : instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi.    
4. Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (par ex., dépenses excessives, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie)    
5. Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations.    
6. Instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur (par ex., dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours)    
7. Sentiments chroniques de vide.    
8. Colères intenses et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (par ex., fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées)    
9. Survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.

Source: Wikipédia

J'ai tout à part le 8...


« Accueil  1