03 février 2009
Psycho-logique
Avez vous déjà ressenti cette sensation que tout autour de vous tourne au ralenti?
Ce
vertige qui, un bon matin, vous fait vous dire: "Mais je respire, mais
j'existe!" Cette angoisse en vous regardant dans le miroir, que vous
n'êtes qu'une personne parmi tant d'autres, que si vous n'étiez pas là,
ça ne changerait rien... Vile vie humaine!
Moi j'ai grandi dans
un milieu sectaire, enclavée entre mes 4 sœurs et mes parents-pantins.
Secte... ce mot fait peur. Mes parents en ont été les premières
victimes, et mes sœurs et moi avons hérité de leur "choix" imposé.
Liberté de religion, de conscience, de penser...
"Tout homme naît libre"; voilà comment commence notre Constitution.
Pour
moi, il n'y a pas eu de liberté de grandir. Les bonheurs de l'enfance
dans certains milieux n'existent pas. Tout était dicté: les choix des
plus complexes au plus simples, comment se comporter, comment être,
jusqu'au bout des ongles. Avec, comme gratification, un petit peu moins
de culpabilité, car, comme toute bonne secte qui se respecte, on n'en
faisait, quoi qu'on fasse, jamais assez.
"On dit que notre liberté commence là où s'arrête celle des autres".
Moi je n'avais pas de liberté, puisque la mienne commençait avec celle des autres.
Il
fallait que je sois parfaite, pour ne pas faire de soucis à mes
parents. Il fallait que mon père me frappe, moi et seulement moi et pas
mes petites sœurs, pour les soulager, autant Lui de son trop plein de
tension que mes sœurs pour qu'elles ne souffrent pas. Il fallait que je
sois irréprochable à l'école, pour donner bon exemple de la secte. Mes
décisions étaient celles de la secte, ou bien dépendaient du bien être
des autres.
Décider par moi dans certains domaines même les plus
simples m'est encore aujourd'hui très difficile. Le facteur "autre" y
est encore trop présent.
Et quand je sens que j'ai pu manquer à "ce
devoir", alors l'angoisse m'envahit. Il faut alors à tout prix que je
me fasse pardonner, que je me rachète.
J'ai le sentiment d'exister pour les autres.
Un
jour, mon beau-père m'a dit très gentiment: "Marie, arrête de porter le
monde sur tes épaules". Il m'avait bien cerné. Oui je voulais être un
cadeau, une source de joie, faire pour les autres et non pour moi.
C'est tellement ancré que je ne sais penser autrement...
Et puis, il y a ce jour où l'on se rend compte que ce n'est pas cela la vie, que depuis le début, on se trompe.
Oui, moi, naïvement, je croyais que les autres fonctionnaient comme moi. Qui dit attentes élevées dit grosses déceptions.
Eux, ils vivaient pour eux. Moi, je vivais pour eux. Et moi, qui vivait pour moi?
Je
me suis tellement niée qu'on remarque à peine ma présence. Je suis
translucide, on lit à travers moi comme dans un livre ouvert.
Je me suis perdue dans tout ce méli-mélo. Plus j'y pense, plus je me rend compte que les nœuds sont trop entrelacés pour espérer les défaire. Plus je veux m'en sortir, plus je m'enfonce.
A l'hôpital, un homme m'a dit: "tu as l'air si fragile, tellement perdue Marie"
C'était
le premier "compliment" que j'acceptais. Compliment? me direz vous?
Oui, compliment, car j'ai eu le sentiment qu'enfin quelqu'un
s'intéressait à moi pour moi. Car, oui, ça, c'était moi. Fragile et
perdue...
Cet homme m'avait pris, le temps de l'hospitalisation,
sous son aile. De longues minutes, il me faisait part de son expérience
d'éducateur, quand il a rencontré des jeunes sortants de sectes qui
étaient comme moi, fragiles et perdus.
Ca me faisait chaud au cœur: oui, je n'étais pas la seule à fonctionner différemment. Il y avait les autres, et les comme moi.
Je me suis alors mis en tête de les chercher, de les trouver, et de m'en faire des alliés.
Si
eux vivaient pour les autres, alors peut être qu'enfin quelqu'un vivra
un peu pour moi. Comme s'il faille que quelqu'un prenne mon corps pour
vivre à ma place...
Mais, de cette façon, le problème n'était en rien résolu... au contraire, je m'y enfermais.
Quelqu'un m'a dit un jour: "dans chaque être recèle un trésor".
Dans
chaque être? Même dans les autres? Ceux qui s'étaient moqué de moi? Qui
m'avaient jeté des pierres? Ceux qui m'avaient bourrés le crâne de
peurs apocalyptiques? Ceux qui, alors que je m'efforçais d'être
agréable, d'être polie et souriante, me le rendaient tout simplement en
m'ignorant ou en me méprisant?
Alors, je me suis penchée sur la
psychologie. Là, j'y appris que, vu que chaque personne avait un vécu
et une personnalité différente, chaque personne réagissait différemment.
Mais alors, pourquoi toujours cette sensation de paraître toujours bizarre, inadaptée à la vie actuelle?
Cette vie, je la haïs tant... je la hais autant que je peux l'aimer....
Maintes fois je m'en suis voulue, maintes fois j'en ai voulu aux autres de ne pas faire attention à moi!
Alors je me dit que peut être s'ils avaient eu ma vie,.......
peut être que je ne m'en sors pas si mal que ça finalement...
31 janvier 2009
Mutisme
Envie de prendre la voiture, de rouler, rouler, rouler................. à n'en plus finir
Envie de prendre la voiture et de foncer droit dans un mur
Envie de marcher, le vent froid me giflant le visage, marcher jusqu'à ce que je tombe, jusqu'à ce que je ne puisse plus me relever
Envie de vous avaler un à un, vous tous mes médicaments tous aussi inutiles qu'abrutissants
Plus envie de parler, je suis dans mon mutisme, seul le clavier peut parler pour moi...
Envie de tout et n'importe quoi, du moment que je m'échappe
***Ecrire, c'est hurler en silence***
27 janvier 2009
Retour à la case départ...
Je reprends mon blog ce soir...
Beaucoup de choses ont changés depuis.
J'ai travaillé en usine en 3x8 et j'ai tenu 3 mois. Je suis parti avec un autre homme et j'ai même entamé des démarches pour divorcer d'avec mon mari. Je suis revenu vers lui en regrettant... puis je ne savais plus sur quel pied danser.
Mon psy m'a mis sous Zyprexa, un neuroleptique. Ca me fatigue beaucoup, j'ai donc cessé de travailler, ne pouvant plus faire les 60km allers+retours nécessaire pour aller jusqu'à l'usine.
Mon psy suspecte que je sois bipolaire, c'est pour ça ce traitement... je ne sais pas quoi en penser, dans le fond je m'en fous: borderline, bipolaire... quelle importance. Je suis mal, malade, c'est tout ce que je sais, et ça ne veux pas partir, malgré tous mes efforts.
La semaine prochaine je suis obligée de reprendre le travail, besoin d'argent... Je ne le sens pas... je vais essayer de négocier d'être toujours de l'après midi, car avec le traitement je dors 12 à 14h par jour, et en 3x8, je ne tiendrais pas...
Alors ce soir j'écris, pour évacuer...
J'ai vraiment l'impression de ne pas exister...
Je n'ai pas vraiment
d'avis ni d'opinion, je suis facilement manipulable même si je donne
l'impression d'être forte, je peux passer d'une opinion à son contraire
vis à vis de la personne auquelle je m'adresse, et en pensant vraiment
ce que je dis.
Je ne suis pas manipulatrice, non, c'est juste que je ne vis que dans le regard de l'autre.
Je
veux qu'on m'aime, qu'on m'estime, qu'on se rende compte que j'existe.
Je ne suis en réalité qu'un fantôme qui ne vit que ans le regard de
l'autre. Comment faire pour être moi?
Et d'abord, qui suis je vraiment?
Je suis incapable de répondre à cette question...
Quelle est ma personnalité?
Je ne sais pas vraiment... je suis tellement changeante...
"Etre ou ne pas être, telle est la question".
Moi, je ne "suis" pas, je me contente de suivre les autres, tout simplement.
Si
quelqu'un me prend par la main, alors je le suivrais. Ce qui m'importe,
c'est juste d'être quelqu'un dans son regard, dans le regard de lui, ou
lui, ou elle...
Si lui, lui et elle seront différentes, ont des opinions différentes, alors je ne saurais plus quoi penser...
Il y a quelques sujets où j'ai mes propres opinions, mais ils se comptent sur les doigts d'une main.
Je suis très influençable, on peut facilement me faire changer d'avis.
Je
sais que je suis fragile, qu'on pourrait, même si je donne l'impression
d'être forte sur ce sujet là, me faire facilement retourner dans une
secte, même si je n'en n'ai pas envie.
Si je les fuis comme la peste, c'est parce que j'en ai peur, j'ai peur
car je sais que je ne suis qu'un pantin. Je les fuis pour ne plus
qu'ils tirent les fils. Mais s'ils comprennent qu'ils ont juste à
tendre la main pour les attraper et à nouveau me tirer, alors je serais
perdue.
"Tu peux faire de moi ce que tu veux, du moment que dans tes yeux je donne l'impression d'exister..."
L'abandon............
j'en ai tellement peur que je ferais tout pour ne pas qu'on me laisse,
quitte à faire des choses que je n'aime pas, en donnant l'impression de
les aimer vraiment, et de les faire avec plaisir.
Si tu m'abandonnes, je meurs...
Je suis aussi exclusive, j'ai peur si tu regardes quelqu'un d'autre, peur car peur qu'on me remplace.
Or, mon regard sur le monde, sur la vie, se fait au travers de ton regard.
Ne me laisses pas.......
Et
bizarrement, même ce sujet est très douloureux pour moi, si on
m'abandonne, alors je vais être mal, très mal, quelques heures, et
bizarrement, quelques temps plus tard, être soulagée, car en fait
c'était un fardeau à porter.
Mais très vite, ça va recommencer, je
vais trouver quelqu'un d'autre auquel me rattacher, un autre regard
dans lequel j'existerais.
Ou bien je trouve plusieurs regards,
plusieurs personnes. Toutes sont vitales. Je suis sincère donc je ne
mens pas, mais je ne peux pas choisir, c'est impossible... donc
j'attise les jalousie, je fais du mal et ça me fait mal. Et là, je me
déteste, je me déteste autant que je peux aimer.
J'aimerais tellement exister... dans mon regard.
Ne pas être cette chose difforme, ce brouillon; qui ne prend vit que par toi... ou toi... ou toi...
Comment apprendre à être soit même?
Et
avant tout, peut on apprendre, alors qu'on est censé être dans l'age
adulte, être mature, peut on apprendre à être soit même? N'est ce pas
trop tard?
Merci de m'avoir lu....
28 juillet 2008
Closed
Voilà je voulais vous dire que j'arrête mon blog.
Je ne sais pas si je le reprendrais plus tard ou non... En tout cas je sens que je ne peux plus le continuer.
Il commence trop à me torturer...
J'ai toujours eu trop peur du regard que les autres portaient sur moi, avant sur le net, ça allait à peu près... Maintenant, je me suis peut être trop dévoilée d'un coup, je ne sais pas, mais du coup je me sens trop vulnérable, mal à l'aise, maladroite, vraiment très nulle. Et j'en viens à avoir peur lorsque je publie un article, peur qu'on me blesse, qu'on remette en question mes souffrances, qu'on me juge... bref, je me tourmente pour pas grand chose je le sais, mais c'est là, et je le vis mal. Ca a toujours été, dès le début j'ai lu et relu la totalité de mon blog, édité et réédité pas mal de choses, mais cette angoisse devient maintenant trop intense pour moi. Le positif que m'apportait ce blog a donc fini par disparaitre, donc je ne peux plus continuer...
Voilà, peut être que ce sera un arrêt définitif, peut être pas... dans tous les cas, je laisse le blog ouvert, je viendrais toujours lire les commentaires et je répondrais à ceux qui m'écrivent.
Je ne regrette pas ce blog car il m'a permis de connaitre des gens, avec qui je garderais contact je l'espère, d'en parler, d'avoir des avis et opinions différentes, de partager, et aussi d'écrire et d'extérioriser pas mal de choses.
Je remercie encore tout ceux qui m'ont lu avec attention, ceux qui ont compris ou essayé de comprendre, ceux qui m'ont encouragé, ceux qui m'ont laissé des commentaires ainsi que ceux qui m'ont contacté.
Je reste disponible pour discuter...
A bientôt peut être
26 juillet 2008
Ma folie
Ce soir, j'étais un peu angoissée et énervée, je ne me sentais pas trop bien, alors, profitant que le papa de mon fiston soit là pour le garder (il s'endort tard en ce moment mon p'tit loup...), je me décide à prendre un bain pour me détendre.
Là le téléphone sonne. Il décroche. Dans ma petite tête de folle, s'enchaîne alors les raisonnements suivant: il est 22h, personne ne nous appelle d'habitude à cette heure ci, donc c'est une mauvaise nouvelle : ma grande sœur est morte. Pas moyen de relativiser quand c'est comme ça.
(sachant que j'ai 4 sœurs, je ne cherche même pas à comprendre pourquoi j'ai "choisi" elle et pas une autre...)
Ma folie commence à m'envahir: angoisse, grosse angoisse, mal être intense et trop profond, je me liquéfie (en même temps, ça tombe bien puisque je suis dans mon bain ).
Je n'entend pas la conversation puisque j'écoute de la musique, mais je comprend que l'appel est fini. Je demande qui c'était: "c'était une erreur".
Déjà que le fait de commencer à angoisser comme ça pour un coup de téléphone est débile, mais alors le pire, c'est qu'au lieu de savoir que j'ai angoissé pour rien me soulage, et ben ça ne m'a pas fait d'effet du tout. Quand je suis dans cet état là, rien ne peut plus m'atteindre, qu'on me dise : "toute ta famille est décédée d'une mort atroce" ou "j'ai une super nouvelle à t'annoncer!", ça change rien, plus rien ne m'atteint, je suis prise dans mes tourments, comme si mon cœur était tellement resserré sur lui même que plus rien ne peut y pénétrer.
Ce sentiment est très pénible, trop pénible, insupportable même. Le but principal, la seule chose qui compte devient alors: le stopper, par n'importe quel moyen, qu'il cesse.
J'étais dans ma salle de bain, seule, ça faisait un bout de temps que je ne l'avais pas retouché, mais j'ai pris ma lame qui est planquée dans le radiateur. Ca a été vite, 2 traits sur la cuisse, la douleur apparait, ça brule, ça saigne, ahh l'angoisse s'en va, mon cœur se libère, ça fait du bien...
Et maintenant, ben maintenant je me sens trop nulle, j'hésite entre le terme demeurée et désœuvrée, les 2 surement, en tout cas j'ai vraiment honte de tout ça...
Ca ne fera que 2 cicatrices de plus, les jambes en plus, ça cicatrise mal, ça fait moche... mais bon on n'est plus à 2 marques près...
Voilà comment un simple petit coup de téléphone anodin a changé mon petit moment à moi (je dois avoir à tout casser 1h par semaine) en crise de n'importe quoi.
Il faut vraiment que je trouve une solution pour que ça s'arrête, c'est vraiment trop dur de vivre avec une telle instabilité...
Voilà, ce n'est pas un post très gai ce soir, mais j'avais besoin d'en parler. J'ai honte, oui très honte de tout ça... Ca, ce n'est pas moi... C'est juste une manifestation de plus de mon monstre, mon monstre borderline...
24 juillet 2008
Merci...
Merci
Merci pour vos commentaires
Merci pour vos mails
Merci à ceux qui me lisent régulièrement
Merci...
Vos petites attentions, votre présence me touchent et m'aident plus que vous ne le pensez...
Un merci particulier à :
Philippe pour sa présence, ses mots réconfortants malgré ses difficultés
Wounded_Spirit, borderline aussi qui se bat contre ses démons
Cedupropre qui a un don pour trouver les mots justes pour qui que se soit et dans n'importe quelle situation
Bouledouate, une amie en qui je me retrouve beaucoup, diagnostiquée borderline elle aussi
Princesse, ma petite sœur virtuelle
Gérard et Milan pour leur mails et commentaires
Adeline et Anthony pour leurs coms
et aussi bien sûr... :) Mon Pikachu tu es très discret sur mon blog, tu te montres pas beaucoup ^^ (mais je te vois dans le détail de mes visites^^), mais je te remercie d'être là tous les jours, et ... bref, tu sais tout le bien que je pense de toi :)
et aussi merci aux anonymes qui me lisent et laissent des commentaires
Voilà, je voulais aussi vous dire que je suis pas toujours "en détresse" comme dans mon dernier message, donc vous faites pas de soucis, y'a des hauts et des bas, aujourd'hui ça va mieux :)
Vous savez que vous pouvez compter sur moi si vous avez besoin...
22 juillet 2008
Peux plus...
Je me sens mal, très mal, j'ai vraiment envie de crever...
Je suis à bout de force, j'ai vraiment beaucoup de mal à travailler, à vivre, à tout...
Je suis replongée les 2 pieds bien dedans dans la boulimie... Maintenant ça se voit...
J'ai été au CMP (Centre Medico Psychologique) cet après midi, même mon psy me l'a dit:
-Excusez moi, j'espère que ça ne va pas vous déranger ce que je vais vous dire, mais vous avez pris du poids?
-Oui...
-Ca vous va bien :) Vous êtes mieux comme ça, vous étiez trop menu avant :)
-(Ouais Ouais c'est ça)
-Vous n'arrivez pas à vous plaire?
-Non
-Qu'est ce que vous pensez quand vous vous regardez dans la glace?
-Je ne me regarde jamais entièrement dans la glace
-...etc etc et blablabla pendant 1h30
Oui j'ai pris 4,5 kg en 1 mois à peu près... ça fait peur.
J'ai encore 10kg de marge avant un IMC en surpoids, ok, mais je n'aime pas voir mon poids monter, je préférerai le voir descendre... Je n'ai pas envie de redevenir "grasse", et à cause de mon boulot, du stress, de l'ambiance très lourde chez moi, de la fatigue...etc, et bien la boulimie fait son grand retour.
J'ai déjà les bouts des doigts bouffés, hier j'avais la voix cassée, j'ai mal à la gorge et j'ai presque tout le temps mal au ventre, des nausées, de la grooooosssssse fatigue... bref, la joie quoi. J'ai vraiment une sale mine, une tête de nauséeuse quoi. J'en ai marre, je demande pas la lune, juste être NORMALE, bien dans mes pompes, sans me faire du mal...
Et ça pourquoi? Je ne sais même pas... surement pour essayer de calmer mon stress...
Je vais quand même tenter le Lysanxia, ce n'est pas LA solution, mais au moins si ça peut me soulager un petit peu des TCA... se serait déjà ça.
C'est vraiment mon fils qui me tient en vie, c'est vraiment pour lui que je m'accroche encore un peu... sans lui j'aurais lâcher prise, pas par égoïsme, mais vraiment de désespoir... C'est vraiment trop dur de vivre en étant borderline, vraiment trop dur... La mort m'apparait comme la seule solution pour cesser d'avoir mal.
Un genre d'euthanasie pour la souffrance morale, qui n'est pas bien mesurable, mais oh combien douloureuse.
Je ne veux pas mourir, juste cesser d'avoir mal.
Je ne sais pas comment vivre avec ça... Quelqu'un aurait-il une solution efficace, rapide et concrète ???? (mis à part la mort bien sûr)
21 juillet 2008
P+tain de TCA
La boulimie, le grignotage compulsif, en alternance avec des périodes de jeûne, des périodes sans TCA (troubles du comportement alimentaire)...
Je ne sais pas trop d'où vient mon problème avec la nourriture... Quand je pense aux gens qui meurent de faim, j'ai honte, honte d'avoir devant moi, à disposition, tout ce qu'il me faudrait, tout pour être rassasié. Alors ou est le problème? J'en ai marre! Mon estomac me tue, mon esprit tordu m'achève, j'en peux plus. Je ne sais pas où m'entraine cette spirale, j'ai vraiment envie d'en sortir, j'ai l'impression d'être accrochée avec une seule main à un rocher qui s'effrite, au dessus d'un précipice... Je sais où cela me mènera si je me laisse tomber... alors je m'accroche, et je m'accrocherais jusqu'à ce que mes forces m'abandonnent, je m'accrocherais...
Moi et la nourriture... une longue histoire. Mon père était "tout bio", on a toujours mangé des repas équilibrés; les conserves, il ne fallait pas en entendre parler. Il fallait du "sain", du naturel... C'est un excellent mode d'alimentation. J'adhère à ça, je suis d'accord avec ces principes, pourtant, dans mon assiette, c'est le chaos. Parfois, il y a tout, parfois, il n'y a rien. Parfois il n'y a que du sucré, parfois que du sain. Parfois il n'y a que du gras, parfois que des aliments basses calories. Parfois ça reste dans mon estomac, parfois il fini par se vider.
Bref, je n'y comprend rien, 5 ans que ça dure, j'en ai marre!! Il est où le bout du tunnel?
J'en ai parlé à mes 2 psys, le premier est perdu avec moi, il n'a rien à me proposer pour aller mieux de ce côté là. L'autre m'avait dit: "C'est moins grave que l'anorexie". Oui merci je sais. Quoi que Monsieur le psy,... si vous liriez les rapports d'autopsie des boulimiques décédées des suites des TCA, vous ne diriez plus ça...
Il y a des spécialistes des troubles alimentaires qui existent, mais que dans les grandes villes... et puis, un psy de plus... plus ça va moins j'ai confiance en leurs compétences.
Alors, peut être un nutritionniste, mais bon j'ai honte de moi, je ne suis pas en surpoids, pas en sous poids, qu'est ce que je vais lui dire? Comment lui expliquer ce qui m'échappe?
Bref, je n'en sais rien, je me noies dans les problèmes que je me crée, je me bouffe de l'intérieur...
Le psychiatre m'a dit aujourd'hui (face à l'alternance automutilation, tca, trichotillomanie, et autres déviances comme une conduite automobile dangereuse...): que se soit par n'importe qu'elle moyen, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous faire du mal... Ben oui, mais je n'y peux rien, je sais que c'est incohérent, débile, mais pourtant c'est là, et ça ne dépend pas de ma volonté, j'aimerais plus que tout au monde que ça cesse. Vous ne disposez pas des ressources psychologiques nécessaires pour faire face à votre angoisse, votre stress, aux pressions de la vie de tous les jours, vos émotions quoi, alors il vous faut des échappatoires. Et ces échappatoires me font culpabiliser, déprimer, m'angoissent encore plus. C'est une spirale qui m'entraine...
Il m'a prescrit du Lysanxia, à prendre quand j'en ressentirais le besoin, pour calmer les éventuelles pulsions autodestructrices qui apparaissent lorsque les émotions me submergent. Je n'aime pas prendre des psychotropes, je garde l'ordonnance au cas où... mais ça m'étonnerait que j'en fasse usage, du moins trop souvent, j'ai déjà assez de dépendances comme ça, je ne veux pas non plus devenir accroc à une "drogue" légale... et puis j'ai déjà eu de mauvaises expériences avec ces types de traitement (tremblements, grosse somnolence, "trous noirs", abêtissement...), je préfère mieux conserver au moins ma lucidité.
Voilà pour ce soir, ce n'est pas trop ça, mais bon, demain sera un autre jour :)
PS: Ca fait peur... les risques des troubles alimentaires: cliquez ici17 juillet 2008
Psychanalysée
J'ai lu pas mal de choses sur les relations psys-patients...
Pour ma part, je suis suivie par 2 personnes: Un infirmier spécialisé en psychiatrie, que je vois depuis plusieurs mois à l'hopital, et un psychiatre que je ne vois que depuis quelques semaines.
Et justement, j'ai une relation particulière avec l'infirmier-psy, lui-même m'en a parlé il y a peu de temps. Il m'a confié qu'il n'avait pas un rapport avec moi comme avec ses autres patients, mais qu'il avait plutôt une relation paternaliste, qu'il avait envie de me protéger, que je l'avais vraiment touché. Une sorte de fusionnalité s'est créée, les entretiens qui normalement doivent durer 1/2h à 45 min durent souvent le double, et parfois on a des crises de fou rires. Bref, il y a une certaine complicité et j'aime ces entretiens.
Du coup, et c'est ça le négatif, je n'ose pas lui parler de certaines choses, de peur de le décevoir.
Parfois aussi je lui mens pour lui faire plaisir, et je sais que ce n'est pas bien, mais j'ai peur qu'il soit déçu ou attristé à cause de moi. En gros, il a perdu son rôle de psy avec moi. Mais j'ai besoin de le voir, c'est un appui, un repère dans mon brouillard.
J'ai vu que je ne pouvais pas avancer efficacement dans cette thérapie particulière, donc j'ai pris un autre psychiatre en parallèle. A lui, je lui dis les choses que je n'arrive pas à dire à l'autre, ça me permet donc d'avancer un petit peu. Le hic, c'est que je ne le vois que 25 min tous les 15 jours, pas assez à mon gout pour pouvoir vraiment progresser, une goutte d'eau dans la mer.
Alors là je ne sais plus trop quoi faire...
Je sais qu'il me reste pas mal de choses à extérioriser, que je dois apprendre à me gérer, et à ce rythme, j'y suis encore dans 20 ans... mais je ne sais pas combien de temps je tiendrais comme ça, je suis tellement "sur le fil", tellement labile.
Encore, je serais tout le temps très déprimée, je serais au moins la direction à prendre: remonter. Mais là, c'est les montagnes russes plusieurs fois dans la même journée, un genre de trouble bipolaire en très accéléré, donc je me perds en moi même. Parfois j'ai des comportements inconscients, potentiellement dangereux pour moi, et je m'en contrefiche car je ne compte pas, et quelques temps après, je vais réaliser, et me désapprouver totalement. Bref, le jour et la nuit, je suis perdue, je ne sais plus où m'orienter pour que ça cesse.
Comme si j'avais 2 personnes en moi: une personnalité noire, déprimée, solitaire, suicidaire, dangereuse pour elle même, et une douce, gentille, serviable, qui aime aider les autres, qui a besoin des autres et qui se met à leur service. En exagéré, c'est à peut près ça...
Et c'est dur à vivre, c'est dur de se dire: je ne suis pas normale, je ressemble à tout le monde mais je ne suis pas comme tout le monde, et personne ne voit et ne comprend ma souffrance. La société me demande d'en faire autant que les autres alors que rien que le fait de vivre est un combat. Voilà, en gros c'est ça, et je ne vois pas d'issue, j'ai peu d'espoir pour l'avenir. Pourtant, je ne manque pas de volonté, je fais tout pour, je consulte, j'ai testé des traitements, je fais du théatre thérapie (dur pour une fille réservée), je travaille depuis peu pour essayer de m'intégrer à ce monde bizarre...etc, je fais tout pour, et pourtant je stagne, et je reste sans grand espoir...
16 juillet 2008
Larv'attitude
En ce moment, ou plutôt comme depuis quelques mois (mais c'est amplifié par le fait que je travaille actuellement), je suis une larve. Je ne suis pas fainéante, ce n'est pas par envie de ne rien faire, mais je suis crevée, fatiguée, zéro énergie, j'ai tout le temps envie de dormir.
Je ne sais pas si ça vient de la bonne grosse mononucléose attrapée fin 2007 et qui entraine "de la grosse fatigue pendant environ 1 an" comme me l'avait dit le médecin ou si c'est le sevrage de ma drogue (mes médicaments) qui continue ses effets pervers (mon meilleur ami m'a dit il n'y a pas longtemps que ça pouvait durer 10 ans... Génial). Ou bien, un cumul des deux...
Toujours est il que je suis exténuée, je commence le boulot à 9 h le matin, donc ça peut aller, je me couche tôt, bon je ne dors pas très bien mais je dors quand même, et après mon boulot: coup de barre qui peut durer toute l'après midi. Donc, ce n'est pas par manque de sommeil, mais bel et bien parce que je suis une larve.
Cet après-midi, j'ai rassemblé les restes de mon énergie et je me suis dit: "Allez on sort le bout de chou" qui auparavant voyait le soleil tous les jours, mais qui depuis quelques temps ne mettait plus le nez dehors (à cause de ma limace-attitude). Alors j'ai fait un petit tour, je me suis promenée avec un gros sac lourd plein de livres de bibliothèque que j'aurais dû rendre la semaine dernière, mais, arrivée devant la porte, elle était fermée (sympa lol). Au retour j'ai dû porter fiston de 13 kg qui ne voulait plus marcher + les livres.
Bref, petite balade, mais là je suis encore plus fatiguée que d'habitude. Je pensais que fiston ferait une sieste comme hier, mais non, il veut qu'on joue ensemble ( c'est mignon d'habitude mais là je n'ai qu'une envie: dormir^^). Et hier je n'avais pas pu dormir car mes voisins des pavillons d'à côté avaient tous décidé par cette belle journée de faire du jardinage (taille haie et tondeuse à gazon). LOL
Du coup je m'ennuie, je viens de dessiner 13 bonshommes pour mon fils, une quinzaine de chevaux et 19 papillons, je pique du nez et fiston déborde d'énergie. AU SECOURS !!!





