Borderline, au bord du gouffre

Trouble de personnalité limite, état limite, borderline - Un trouble, des larmes, un combat...

29 juillet 2008

Et pour finir...

J'ai cherché une chanson en dernier post, pour finir en musique.
Je savais que je voulais du Saez, pour sa force dans ses textes, mais j'ai beaucoup hésité.
Je ne voulais pas du trop triste, du trop "plombant", alors je me suis fixé sur Perfect World, parce qu'elle est belle tout simplement
Traduction approximative: Une fois encore, je sens le vide grandir en moi, Je cours toujours, je cours dans l'herbe Une fois encore je rêve que je peux toucher le ciel Je continue de courir vers un monde parfait ...

Bonne route à tous
Merci!

Mamilie <3

 

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28 juillet 2008

Closed

Voilà je voulais vous dire que j'arrête mon blog.

Je ne sais pas si je le reprendrais plus tard ou non... En tout cas je sens que je ne peux plus le continuer.
Il commence trop à me torturer...

J'ai toujours eu trop peur du regard que les autres portaient sur moi, avant sur le net, ça allait à peu près... Maintenant, je me suis peut être trop dévoilée d'un coup, je ne sais pas, mais du coup je me sens trop vulnérable, mal à l'aise, maladroite, vraiment très nulle. Et j'en viens à avoir peur lorsque je publie un article, peur qu'on me blesse, qu'on remette en question mes souffrances, qu'on me juge... bref, je me tourmente pour pas grand chose je le sais, mais c'est là, et je le vis mal. Ca a toujours été, dès le début j'ai lu et relu la totalité de mon blog, édité et réédité pas mal de choses, mais cette angoisse devient maintenant trop intense pour moi. Le positif que m'apportait ce blog a donc fini par disparaitre, donc je ne peux plus continuer...

Voilà, peut être que ce sera un arrêt définitif, peut être pas... dans tous les cas, je laisse le blog ouvert, je viendrais toujours lire les commentaires et je répondrais à ceux qui m'écrivent.

Je ne regrette pas ce blog car il m'a permis de connaitre des gens, avec  qui je garderais contact je l'espère, d'en parler, d'avoir des avis et opinions différentes, de partager, et aussi d'écrire et d'extérioriser pas mal de choses.

Je remercie encore tout ceux qui m'ont lu avec attention, ceux qui ont compris ou essayé de comprendre, ceux qui m'ont encouragé, ceux qui m'ont laissé des commentaires ainsi que ceux qui m'ont contacté.

Je reste disponible pour discuter...

A bientôt peut être

Closed_by_cremuz79


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27 juillet 2008

Si j'étais

Voilà, un test inutile et un peu débile, mais bon je me suis embêtée à le faire alors je le poste ^^

Si j'étais une couleur: Je serais le violet
Si j'étais un animal: je serais un oiseau, pour sortir de ma cage et m'envoler ^^
Si j'étais un métier: Je serais peintre, ou poète
Si j'étais un vêtement: je serais de la lingerie :p
Si j'étais un siècle, je serais le 19ème, juste avant la folie du 20ème et 21ème...
Si j'étais un point fort, je serais ...heu... un point fort : .
Si j'étais un point faible, je serais moi, je suis un point faible :p
Si j'étais une fleur, je serais une tulipe
Si j'étais une voiture, je serais... cabossée
Si j'étais une moto, je serais à la casse^^
Si j'étais un objet, je serais le talisman que tu m'as offert
Si j'étais un alcool, je serais... du muscat ou du rhum aromatisé
Si j'étais une paire de chaussures, je serais des bottes à talons
Si j'étais un pays, je serais ... heu... sur une autre planète, ça compte?
Si j'étais une pierre précieuse, je serais une perle de culture
Si j'étais un bijou, je serais un bracelet pour cheville
Si j'étais un acteur, je serais...heu... Johnny Deep?
Si j'étais une actrice, je serais Wynona Ryder (si je pouvais être aussi belle :) )
Si j'étais une chanson, je serais "J'veux qu'on ... sur ma tombe" ou alors, j'hésites : "Que tout est noir" de Saez,  
Si j'étais un film, je serais "Je vais bien, ne t'en fais pas"
Si j'étais un dessin animé, je serais Princesse Sarah (c'était mignon ^^)
Si j'étais un prénom masculin je serais Quentin
Si j'étais un prénom féminin je serais Dina
Si j'étais un aliment je serais du chocolat ^^
Si j'étais un bonbon je serais une fraise tagada
Si j'étais un chocolat je serais un bon chocolat noir au noisettes
Si j'étais un tatouage je serais un tatouage marocain éphémère sur les mains et/ou les pieds
Si j'étais une arme je serais... heu... une corde
Si j'étais un oiseau je serais un colibri

Hummingbirds_by_dolphy

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26 juillet 2008

Ma folie

Ce soir, j'étais un peu angoissée et énervée, je ne me sentais pas trop bien, alors, profitant que le papa de mon fiston soit là pour le garder (il s'endort tard en ce moment mon p'tit loup...), je me décide à prendre un bain pour me détendre.

Là le téléphone sonne. Il décroche. Dans ma petite tête de folle, s'enchaîne alors les raisonnements suivant: il est 22h, personne ne nous appelle d'habitude à cette heure ci, donc c'est une mauvaise nouvelle : ma grande sœur est morte. Pas moyen de relativiser quand c'est comme ça.
(sachant que j'ai 4 sœurs, je ne cherche même pas à comprendre pourquoi j'ai "choisi" elle et pas une autre...)
Ma folie commence à m'envahir: angoisse, grosse angoisse, mal être intense et trop profond, je me liquéfie (en même temps, ça tombe bien puisque je suis dans mon bain ).
Je n'entend pas la conversation puisque j'écoute de la musique, mais je comprend que l'appel est fini. Je demande qui c'était: "c'était une erreur".
Déjà que le fait de commencer à angoisser comme ça pour un coup de téléphone est débile, mais alors le pire, c'est qu'au lieu de savoir que j'ai angoissé pour rien me soulage, et ben ça ne m'a pas fait d'effet du tout. Quand je suis dans cet état là, rien ne peut plus m'atteindre, qu'on me dise : "toute ta famille est décédée d'une mort atroce" ou "j'ai une super nouvelle à t'annoncer!", ça change rien, plus rien ne m'atteint, je suis prise dans mes tourments, comme si mon cœur était tellement resserré sur lui même que plus rien ne peut y pénétrer.
Ce sentiment est très pénible, trop pénible, insupportable même. Le but principal, la seule chose qui compte devient alors: le stopper, par n'importe quel moyen, qu'il cesse.

J'étais dans ma salle de bain, seule, ça faisait un bout de temps que je ne l'avais pas retouché, mais j'ai pris ma lame qui est planquée dans le radiateur. Ca a été vite, 2 traits sur la cuisse, la douleur apparait, ça brule, ça saigne, ahh l'angoisse s'en va, mon cœur se libère, ça fait du bien...

Et maintenant, ben maintenant je me sens trop nulle, j'hésite entre le terme demeurée et désœuvrée, les 2 surement, en tout cas j'ai vraiment honte de tout ça...
Ca ne fera que 2 cicatrices de plus, les jambes en plus, ça cicatrise mal, ça fait moche... mais bon on n'est plus à 2 marques près...

_MISSING_YOU__by_evol1314Voilà comment un simple petit coup de téléphone anodin a changé mon petit moment à moi (je dois avoir à tout casser 1h par semaine) en crise de n'importe quoi.

Il faut vraiment que je trouve une solution pour que ça s'arrête, c'est vraiment trop dur de vivre avec une telle instabilité...

Voilà, ce n'est pas un post très gai ce soir, mais j'avais besoin d'en parler. J'ai honte, oui très honte de tout ça... Ca, ce n'est pas moi... C'est juste une manifestation de plus de mon monstre, mon monstre borderline...


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25 juillet 2008

Forum Borderline Etat Limite

Avec une amie rencontrée sur le net, elle aussi Borderline, on avait cherché un forum d'entraide. Voyant qu'il n'y avait pas grand chose, on a crée le notre. Il est tout neuf donc pas grand chose pour l'instant, mais ça va venir ^^
Bref, vous qui êtes borderline ou qui vous renseignez sur ce trouble, n'hésitez pas à venir vous y inscrire.
Il y a aussi une partie pour les proches de borderlines (où il n'est pas nécessaire de s'inscrire pour poster).

Le but de ce forum n'est pas de se "plaindre ensemble", ni de se conforter, mais au contraire de s'entraider. J'avais créer un Forum pour l'agoraphobie et la phobie sociale quand je ne sortais plus de chez moi, et à force de recherches pour le forum j'avais trouvé des trucs qui m'avaient beaucoup aidé et aidé des membres. Car, même si je ne manque pas de volonté, je manque sérieusement de motivation, et j'ai besoin de me sentir "poussée" pour avancer, donc si je partage ça avec d'autres, j'avance. (Vive le net ^^)

Le but de ce forum est le même: trouver et partager des moyens pour "vivre avec" du mieux possible.
C'est aussi un forum d'écoute, mais bien sûr, qui n'est pas apte à répondre aux urgences psychologiques et qui ne remplace pas un suivi médical.

Cliquez pour accéder au :
Forum Borderline
Forum Etat Limite
Forum Trouble de Personnalité Limite
Forum Trouble de Personnalité Borderline

Oui je sais ça fait long mais c'est des tags pour google ^^ (j'en profite que mon blog soit bien placé dans google :p)

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24 juillet 2008

Merci...

Merci
Merci pour vos commentaires
Merci pour vos mails
Merci à ceux qui me lisent régulièrement
Merci...

Vos petites attentions, votre présence me touchent et m'aident plus que vous ne le pensez...

thank_you_by_pandabakaUn merci particulier à :
Philippe pour sa présence, ses mots réconfortants malgré ses difficultés
Wounded_Spirit
, borderline aussi qui se bat contre ses démons
Cedupropre qui a un don pour trouver les mots justes pour qui que se soit et dans n'importe quelle situation
Bouledouate, une amie en qui je me retrouve beaucoup, diagnostiquée borderline elle aussi
Princesse, ma petite sœur virtuelle
Gérard et Milan pour leur mails et commentaires
Adeline et Anthony pour leurs coms

et aussi bien sûr... :) Mon Pikachu tu es très discret sur mon blog, tu te montres pas beaucoup ^^ (mais je te vois dans le détail de mes visites^^), mais je te remercie d'être là tous les jours, et ... bref, tu sais tout le bien que je pense de toi :)

et aussi merci aux anonymes qui me lisent et laissent des commentaires

Voilà, je voulais aussi vous dire que je suis pas toujours "en détresse" comme dans mon dernier message, donc vous faites pas de soucis, y'a des hauts et des bas, aujourd'hui ça va mieux  :)

Vous savez que vous pouvez compter sur moi si vous avez besoin...

Posté par mamilie89 à 18:09 - 2 - Dans ma tête - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 juillet 2008

Peux plus...

Je me sens mal, très mal, j'ai vraiment envie de crever...
Je suis à bout de force, j'ai vraiment beaucoup de mal à travailler, à vivre, à tout...

Je suis replongée les 2 pieds bien dedans dans la boulimie... Maintenant ça se voit...
J'ai été au CMP (Centre Medico Psychologique) cet après midi, même mon psy me l'a dit:
-Excusez moi, j'espère que ça ne va pas vous déranger ce que je vais vous dire, mais vous avez pris du poids?
-Oui...
-Ca vous va bien :) Vous êtes mieux comme ça, vous étiez trop menu avant :)
-(Ouais Ouais c'est ça)
-Vous n'arrivez pas à vous plaire?
-Non
-Qu'est ce que vous pensez quand vous vous regardez dans la glace?
-Je ne me regarde jamais entièrement dans la glace
-...etc etc et blablabla pendant 1h30

Oui j'ai pris 4,5 kg en 1 mois à peu près... ça fait peur.

J'ai encore 10kg de marge avant un IMC en surpoids, ok, mais je n'aime pas voir mon poids monter, je préférerai le voir descendre... Je n'ai pas envie de redevenir "grasse", et à cause de mon boulot, du stress, de l'ambiance très lourde chez moi, de la fatigue...etc, et bien la boulimie fait son grand retour.
J'ai déjà les bouts des doigts bouffés, hier j'avais la voix cassée, j'ai mal à la gorge et j'ai presque tout le temps mal au ventre, des nausées, de la grooooosssssse fatigue... bref, la joie quoi. J'ai vraiment une sale mine, une tête de nauséeuse quoi. J'en ai marre, je demande pas la lune, juste être NORMALE, bien dans mes pompes, sans me faire du mal...

Et ça pourquoi? Je ne sais même pas... surement pour essayer de calmer mon stress...
Je vais quand même tenter le Lysanxia, ce n'est pas LA solution, mais au moins si ça peut me soulager un petit peu des TCA... se serait déjà ça.

C'est vraiment mon fils qui me tient en vie, c'est vraiment pour lui que je m'accroche encore un peu... sans lui j'aurais lâcher prise, pas par égoïsme, mais vraiment de désespoir... C'est vraiment trop dur de vivre en étant borderline, vraiment trop dur... La mort m'apparait comme la seule solution pour cesser d'avoir mal.
Un genre d'euthanasie pour la souffrance morale, qui n'est pas bien mesurable, mais oh combien douloureuse.

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Je ne veux pas mourir, juste cesser d'avoir mal.

Je ne sais pas comment vivre avec ça... Quelqu'un aurait-il une solution efficace, rapide et concrète ???? (mis à part la mort bien sûr)

Posté par mamilie89 à 17:53 - 2 - Dans ma tête - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2008

Vivre avec un trouble de personnalité limite (TPL)

Je suis là, assise par terre, mon pc portable sur les genoux, en train d'écouter Jours Etranges, et je repense à ce que m'a dit le psy: "vous n'avez pas les capacités pour gérer vos émotions".

J'ai donc cherché sur internet s'il y avait des trucs, thérapies ou exercices pour acquérir cela.
Malheureusement je n'ai rien trouvé... car normalement ça s'apprend naturellement quand on est enfant, sauf s'il y a un "bug" pour une raison ou une autre. Après c'est trop tard, il faut "juste" apprendre à vivre avec.
Mais je suis tombée sur un article intéressant sur le TPL (ben oui, car TPL = incapacité à gérer ses émotions). Donc je vous met quelques morceaux choisis, qui aideront peut être des proches de borderlines à mieux comprendre ce trouble.


VIVRE AVEC UN TPL

Un jour ou l’autre, nous avons tous ressenti une bouffée de colère, un moment de déprime ou d’angoisse dans une situation donnée. Dans pareilles situations, notre mécanisme de régulation des émotions intervient pour les garder sous contrôle. Sauf que pour les personnes atteintes d’une maladie mentale bien particulière, le trouble de la personnalité limite, aussi appelé la personnalité borderline, ce mécanisme est déficient. Les émotions prennent alors toute la place dans leur vie avec une telle intensité que, pour elle et les proches, la vie devient un véritable cauchemar.
Entre 1 % et 3 % de la population en souffrirait, avance le professeur à la retraite à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et psychiatre Pierre Doucet, reconnaissant au passage que cette maladie n’est connue que depuis une cinquantaine d’années seulement.

Comprendre la maladie
Comme son nom l’indique, le trouble de la personnalité limite est une maladie mentale située à cheval entre la névrose et la psychose, qui touche davantage les hommes que les femmes. Les manifestations de la névrose sont liées à l’angoisse, aux phobies, aux obsessions et aux maux imaginaires. Alors que les symptômes de la psychose touchent surtout à la perception de la réalité et se traduit par des problèmes relationnels importants.
L’un de nos témoins cette semaine, Robert Labrosse, connaît bien le trouble de la personnalité limite. Il a accepté de nous expliquer la maladie et ses souffrances.

L’apparition des premiers symptômes
« Dès que j’ai commencé l’école, je me suis senti comme un chien dans un jeu de quilles. Je craignais beaucoup de m’intégrer dans le monde en société, j’avais peur des jeunes, des professeurs, bref, de l’inconnu. J’avais un sentiment de vulnérabilité, je ne me sentais pas prêt à affronter ce monde-là! »
Si les premiers signes de la maladie arrivent très tôt dans la vie, les manifestations les plus franches apparaîtraient plutôt à l’adolescence. Selon le Dr Pierre Doucet, cette période correspond à l’arrivée des premières grandes responsabilités de la vie où la demande émotionnelle est très forte
Pour Robert Labrosse, ces difficultés se sont aggravées avec les années. Elles ont fait place aux crises et aux comportements déviants comme des accès de colère, l’infidélité et, surtout, l’accumulation des échecs professionnels. « Dès que je me sentais menacé ou pris dans un conflit, je ne réfléchissais pas et démissionnais. Je voulais fuir. »
Alors très vite s’installe un cercle vicieux.
« Ce dont ces personnes ont le plus peur, c’est d’être rejetées, de se révéler, ou d’être traitées comme étant intrinsèquement inadéquates, voire repoussantes pour les autres. Elles adopteront des comportements pour se protéger qui, malheureusement, vont justement créer le rejet. »

Rongé de l’intérieur

Les personnes malades sont mal outillées pour affronter leur cascade d’émotions. À un moment donné, la pression devient trop forte. Les souffrances intérieures très intenses et difficiles à supporter comme le sentiment de se sentir rejeté, d’être inadéquat et de vivre constamment avec l’angoisse finissent par exploser.
Notre deuxième témoin, Rosalie Landry, a accepté de partager son expérience et de nous aider à comprendre comment vivre avec la maladie.
« J’ai toujours eu de la difficulté à entrer en contact avec les autres, se rappelle-t-elle. Je me suis toujours sentie inadéquate et coupable de ne pas être une personne ‘correcte’. Toutes ces émotions la rongeaient intérieurement. Elle se sentait impuissante à les exprimer et à évacuer ce mal intérieur.
« Quand quelqu’un me regardait de travers, j’avais l’impression d’être jugée, d’être rabaissée."
À 22 ans, Rosalie décide de s’enlever la vie en avalant une bouteille complète d’Aspirine.  La tentative échoue.

Une maladie encore méconnue

Les tentatives de suicide sont fréquentes chez les personnes souffrantes. L’autodestruction est l’une des manifestations caractéristiques du trouble de la personnalité limite. Selon le Dr Pierre Doucet, il faut interpréter ces signes comme des appels à l’aide, une manière extrême d’exprimer des sentiments intérieurs devenus insupportables. Et trop souvent, ce cri de douleur ne trouve pas écho chez les psychologues et les psychiatres, qui arrivent difficilement à poser le bon diagnostic. En fait, les spécialistes confondent fréquemment le trouble de la personnalité limite avec le trouble bipolaire.

« Même entre les spécialistes, ça nous a pris presque 30 ans à nous entendre sur la définition même de l’état limite, explique Pierre Doucet. Les symptômes varient selon les cas : certains sont plus névrotiques, d’autres plus psychotiques. Ces variations peuvent apparaître dans un même cas! Je me rappelle un conseil qui nous avait été donné un jour : quand le diagnostic change tout le temps, pensez aux troubles de la personnalité limite. »
Robert Labrosse peut témoigner des difficultés à trouver le bon diagnostic. Tout au long de sa vie, il a rencontré des psychologues, des psychiatres, visité des centres de crises et les urgences des hôpitaux, où il a essuyé des mauvais diagnostics et, à certaines occasions, des refus de traitement. « Robert, pas encore toi ici! », s’est-il déjà fait dire, à son énième visite aux urgences. Après 14 tentatives de suicide, Robert Labrosse se sentait épuisé et considérait toujours la mort comme la solution finale. Jusqu’au moment où, en 1996, le bon diagnostic tombe enfin : trouble de la personnalité limite. À ce moment-là, la frustration créée par l’isolement laissait la place à l’espoir de pouvoir enfin guérir.

Le bon diagnostic : la lumière au bout du tunnel

Selon la spécialiste Monique Bessette, on a développé depuis 30 ans des thérapies adaptées au trouble de la personnalité limite, dont l’efficacité a été démontrée scientifiquement. « Des psychothérapies appuyées solidement par des théories scientifiques ont été développées et sont vraiment efficaces », affirme-t-elle.

Oui, mais lesquelles??

Source


Voilà, rien de bien éclairant pour moi, mais peut être que ça aidera certains à comprendre mieux cette maladie.

Sur ce, bonne nuit! ^^

P+tain de TCA

La boulimie, le grignotage compulsif, en alternance avec des périodes de jeûne, des périodes sans TCA (troubles du comportement alimentaire)...
Je ne sais pas trop d'où vient mon problème avec la nourriture... Quand je pense aux gens qui meurent de faim, j'ai honte, honte d'avoir devant moi, à disposition, tout ce qu'il me faudrait, tout pour être rassasié. Alors ou est le problème? J'en ai marre! Mon estomac me tue, mon esprit tordu m'achève, j'en peux plus. Je ne sais pas où m'entraine cette spirale, j'ai vraiment envie d'en sortir, j'ai l'impression d'être accrochée avec une seule main à un rocher qui s'effrite, au dessus d'un précipice... Je sais où cela me mènera si je me laisse tomber... alors je m'accroche, et je m'accrocherais jusqu'à ce que mes forces m'abandonnent, je m'accrocherais...

Moi et la nourriture... une longue histoire. Mon père était "tout bio", on a toujours mangé des repas équilibrés; les conserves, il ne fallait pas en entendre parler. Il fallait du "sain", du naturel... C'est un excellent mode d'alimentation. J'adhère à ça, je suis d'accord avec ces principes, pourtant, dans mon assiette, c'est le chaos. Parfois, il y a tout, parfois, il n'y a rien. Parfois il n'y a que du sucré, parfois que du sain. Parfois il n'y a que du gras, parfois que des aliments basses calories. Parfois ça reste dans mon estomac, parfois il fini par se vider.
Bref, je n'y comprend rien, 5 ans que ça dure, j'en ai marre!! Il est où le bout du tunnel?
J'en ai parlé à mes 2 psys, le premier est perdu avec moi, il n'a rien à me proposer pour aller mieux de ce côté là. L'autre m'avait dit: "C'est moins grave que l'anorexie". Oui merci je sais. Quoi que Monsieur le psy,... si vous liriez les rapports d'autopsie des boulimiques décédées des suites des TCA, vous ne diriez plus ça...

Il y a des spécialistes des troubles alimentaires qui existent, mais que dans les grandes villes... et puis, un psy de plus... plus ça va moins j'ai confiance en leurs compétences.
Alors, peut être un nutritionniste, mais bon j'ai honte de moi, je ne suis pas en surpoids, pas en sous poids, qu'est ce que je vais lui dire? Comment lui expliquer ce qui m'échappe?

Bref, je n'en sais rien, je me noies dans les problèmes que je me crée, je me bouffe de l'intérieur...
Le psychiatre m'a dit aujourd'hui (face à l'alternance automutilation, tca, trichotillomanie, et autres déviances comme une conduite automobile dangereuse...): que se soit par n'importe qu'elle moyen, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous faire du mal... Ben oui, mais je n'y peux rien, je sais que c'est incohérent, débile, mais pourtant c'est là, et ça ne dépend pas de ma volonté, j'aimerais plus que tout au monde que ça cesse. Vous ne disposez pas des ressources psychologiques nécessaires pour faire face à votre angoisse, votre stress, aux pressions de la vie de tous les jours, vos émotions quoi, alors il vous faut des échappatoires. Et ces échappatoires me font culpabiliser, déprimer, m'angoissent encore plus. C'est une spirale qui m'entraine...
Il m'a prescrit du Lysanxia, à prendre quand j'en ressentirais le besoin, pour calmer les éventuelles pulsions autodestructrices qui apparaissent lorsque les émotions me submergent. Je n'aime pas prendre des psychotropes, je garde l'ordonnance au cas où... mais ça m'étonnerait que j'en fasse usage, du moins trop souvent, j'ai déjà assez de dépendances comme ça, je ne veux pas non plus devenir accroc à une "drogue" légale... et puis j'ai déjà eu de mauvaises expériences avec ces types de traitement (tremblements, grosse somnolence, "trous noirs", abêtissement...), je préfère mieux conserver au moins ma lucidité.

Voilà pour ce soir, ce n'est pas trop ça, mais bon, demain sera un autre jour :)

The_Shadow_Flower_by_estellamestella

PS: Ca fait peur... les risques des troubles alimentaires: cliquez ici

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18 juillet 2008

Et on se souvient...

Dans un monde noir et blanc, seules les étoiles sont en couleurs..

Ou l'histoire de la société, de la vie et de ses "simples complexités"... A voir, c'est touchant


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